Philippe Bapt
Philippe
Bapt
Quelque part au fond à gauche...

Indochine contre Ferrat?

La rentrée n’est pas l’apanage des seuls pichous, lycéens, étudiants et leurs profs. Les politiques aussi, et justement les femmes dominent ce lancement de saison. Ici point de misogynie, que du factuel.

Marine Le Pen tout d’abord dans la série “je roule à côté du vélo”, n’est pas capable de faire face à son père après l’avoir convoqué. Ça augure de sa réelle stature d’Etat. Toujours en train de la ramener mais qui s’échappe face à la conséquence de ses actes. Je la vois bien face à Angela Merkel tiens… Et quelle classe ensuite de traiter son père de “Femen à nous”. Un conseil madame, les “grandes gueules” c’est juste un programme radio pas une qualité pour nous gouverner. (Je n’oublie pas sa finesse de vue face à la question de l’afflux de population de pays en guerre).

Marie-Noëlle Lienemann aussi m’a courroucé en cette rentrée. Elle est bien contente d’être socialiste pour être élue.  Mais qui crache dans la soupe et son venin sur le chef de l’Etat? C’est elle! Si elle croit qu’elle est sénatrice que sur son nom et son impressionnant travail au palais du Luxembourg. Bref du Gérard Filoche au féminin à moins que ce ne soit l’inverse, mais toujours au PS pour béqueter aux crochets des citoyens.

La nouvelle ministre de l’Emploi est Myriam El Khomri. Je lui souhaite une bonne arrivée. Depuis longtemps dans le sérail, elle n’aura pas la surprise de la débutante. J’ose espérer que le choix est dicté par la compétence et non pas,  comme sous l’ex, pour des raisons de communication. Pourquoi? Car j’ai trouvé étrange sa présentation par le premier ministre : “élue de quartier populaire, femme, nouvelle génération”. Mais bon sang, déjà qu’avec Rebsamen on avait un néophyte, ne mérite-t-on pas mieux qu’une apparatchik du PS parisien dont le droit du travail n’a jamais été la spécialité? Que l’on ne se méprenne pas, je ne situe pas mon interrogation au niveau de celle d’Olivier Mazerolle qui s’est permis un questionnement plus que douteux. Elle est “grosse bosseuse”, gageons que cette grande qualité suffira! Le pire eut été de nommer le DRH du ministère de la Justice à ce poste!

Quant à Rachida Dati, l’égérie de toute la haute couture française, plus intéressée par sa garde-robe que la véracité de son CV, se permet d’insulter Elise Lucet, journaliste, plutôt que de lui répondre. Miss Dati “choquée émotionnellement”… Ca me rappelle la “phobie administrative” comme excuse. Elle qui est pourtant bien heureuse d’accourir sur les plateaux radios ou tv pour parler de… tout sauf de ses mandats.

J’ai gardé le meilleur pour la fin. L’inimitable Nadine Morano, l’adoratrice de Marine, qui part à la primaire présidentielle. Non que je lui dénie le droit à concourir, mais lorsqu’un(e) élu(e) de la République tient des propos aussi rances sur les migrants et est aussi crasses intellectuellement à l’occasion de sorties verbales (les écrits doivent être trop dangereux) j’ose dire que trop c’est trop! La xénophobie même light reste de la xénophobie. La République ne s’en accommode pas.

Plus près de nous Monique Iborra, écartée de la liste haut-garonnaise des régionales, n’en finit pas de se mettre en dissidence contrôlée de son parti. Comme cela, celle qui s’est prononcée pour le mandat unique est en train d’inventer un nouveau concept: l’appartenance multiple. C’est subtil et permet de ratisser large pour obtenir… un mandat.

Oui, la parité est un progrès indéniable des mœurs politiques. Cela devait permettre de voir émerger des talents, certes, mais aussi une autre vision, une autre tenue dans le débat public… mais au vu de la médiocrité, en serais-je réduit à attendre en politique le “troisième sexe” car le concept “la femme est l’avenir de l’homme” serait dépassé?

 


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.