Thomas Simonian
Thomas
Simonian

Ils sont beaux, elles les aiment

 

Mesdemoiselles, c’est à vous que je m’adresse. Vous en avez toutes un. Mais si ! Vous savez très bien de quoi je parle : un mâle, la carrure à faire pâlir une tomate, l’œil joueur, le regard de braise et la crinière sauvage, parfois complétée par la barbe de quelques jours. Comme si tout ça n’était pas calibré. Et ce mâle dont je parle rayonne aussi sur grand écran. L’équation est ridiculement simple : vous l’aimez un peu, vous le dévorez du regard en version XXL et vous tombez sous le charme. C’est ce qu’on appelle la magie du cinéma.

 

Cette semaine, mesdemoiselles, vous êtes servies. Sur une même affiche deux beaux gosses, talentueux en prime : Ryan Gosling et Bradley Cooper dans The Place beyond the pines. La relève des Brad Pitt, trop casés, et des George Clooney, trop caféinés, est assurée. Ces trentenaires dans l’air du temps sont prêts à assumer pleinement leur nouveau statut d’idole des femmes et à s’émoustiller de vos cris de tigresses.

 

Mais ceux-là sont peut-être déjà trop vieux pour vous. C’est pourquoi un prototype d’acteurs tout juste sortis de la puberté pullule depuis quelques années sur les écrans de salles obscures. Le minot souriant, un Zac Efron à la mèche lisse, le fils à papa, un Robert Pattinson, le mystérieux, un Daniel Radcliffe. Ces concepts-là ont été principalement créés pour permettre aux jeunes adolescentes d’exécuter quelques vocalises stridentes lors de chaque sortie de film. Histoire de muscler leur voix avant les cours de musique du collège.

 

Finalement, le dernier cri du beau gosse, c’est celui qu’on n’attend pas. Enlaidi par un accoutrement immonde, une perruque filasse ou même un maquillage pâle. C’est vrai les filles. Derrière les cicatrices d’Edward et ses mains d’argent, on sentait déjà – et c’était plus fort que nous – le potentiel séduction de Johnny Depp. Dans Warm Bodies, à l’affiche en ce moment, c’est Nicholas Hoult (Comme un garçon) qui joue sa carte transformation. En zombi au teint cadavérique – l’un ne va pas sans l’autre -,  il se révèle craquant. Comme quoi, l’habit ne fait pas le moine. Et encore moins le beau gosse de cinéma.

 

Ariane Riou


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