David Saforcada
David
Saforcada
bonapartiste

Ils ne passeront pas !

Dimanche 21 février, alors que certains jouaient les vahinés, nous avons été nombreux à nous souvenir des 100 ans de la bataille de Verdun. Outre le fait que les régiments de Toulouse et de Saint-Gaudens, 14e, 83e, 214e et 283e régiments d’infanterie, s’y distingueront, nous ne devions pas oublier que l’instigateur de la résistance et donc de la future victoire de Verdun repose à Montastruc-la-Conseillère.

En effet, c’est dans cette commune que repose le général Édouard de Curières de Castelanau, chef d’état-major des armées en 1916 qui, après avoir contribué avec le général Galliéni à la victoire de la Marne en 1914, saura prendre les initiatives décisives pour stopper l’attaque des troupes allemandes sur le saillant de Verdun. Résistance sur la rive droite de la Meuse, organisation de la résistance, nomination de Pétain… Un Pétain qui rentrera dans l’Histoire comme le vainqueur de Verdun, comme Joffre l’est pour la bataille de la Marne, alors que tous les deux n’ont fait qu’usurper les victoires construites par d’autres. Si Galliéni le Commingeois est connu, même hors du cercle des initiés, ce n’est pas le cas de De Castelnau.

Les politiques d’hier et d’aujourd’hui n’ont rien compris d’Édouard de Castelnau

En effet, ce général était sûrement bien trop catholique pour la République, surtout pour Clemenceau, bien trop peu républicain pour faire peur à la troisième du nom. Après la Grande Guerre, il fut de ceux qui dénoncèrent le traité de Versailles, de ceux qui condamnèrent Munich, de ceux qui s’opposèrent à la capitulation de 40, de ceux qui résistèrent. Alors oui, il eut le tort d’être catholique lorsqu’il fallait être “bouffeur de curé”, il eut le tort d’être monarchiste lorsqu’il fallait plier le genou face à la “IIIe”, il eut le tort d’être meilleur stratège et visionnaire que Joffre ou bien de politiques de “l’entre-deux” lorsqu’il fallait être dans le moule. Mais tous ces torts ne peuvent pas faire tomber dans l’oubli ce serviteur de la France. De Castelnau, un nom en lettre de sang pour la patrie. Xavier, Gérald et Hugues, fils du général, tombés en 1914 et 1915. Urbain de la Croix, son petit fils, Jean et Noël de Mauroy, ses petits neveux, tombés en 1944 et 1945.

Les politiques d’hier et d’aujourd’hui n’ont rien compris d’Édouard de Castelnau. Il suffit de se souvenir de ces propos de Léon Blum lui préférant Pétain : « Présentez une femme et la République à Pétain et Castelnau, Pétain viole la femme et sauve la République, Castelnau fait le contraire ». On sait ce qu’il advint de Pétain et de la République l’été 40… Ceux d’aujourd’hui ont longtemps refusé qu’une promotion de Saint Cyr porte son nom.

« Ils ne passeront pas ! » Ces mots, nous ne les devons pas à Édouard de Curières de Castelnau, mais l’élan et l’opiniâtreté qui y conduiront oui !


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