Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Ils font la pluie… mais pas le soleil !

Un ancien chef économiste du FMI, O. Blanchard, Français, déclarait récemment : « Le QE, plus il y en a, plus ça marche, c’est comme l’amour » (NB : QE = Quantitative Easing = injection massive de monnaie). Bienvenue dans le monde des Bisounours.

Français ? Soit. Chef économiste du FMI ? Dans ce monde keynésien gavé à la dette publique, cela prouve que les institutions mondiales ont en leur sein des individus dangereux pour l’économie et la paix. Dans un monde libre, ce serait un charlatan. Chez ces donneurs de leçons payés par l’argent des autres, le ridicule ne tue pas. Un tel état d’esprit n’a pas fini d’entretenir les crises et la misère.

Le “QE” ne se compare pas à un sentiment, fût-il l’amour. Comme toute discipline scientifique, l’économie devrait se traiter avec raison. Or, si vous faites n’importe quoi, vous récoltez n’importe quoi. Et c’est ce que font aujourd’hui les institutions bancaires internationales : leur pluie de dollars, d’euros ou de yens ne relève que de la sorcellerie, pas de la science.

À quoi s’amusent ces prétendues élites ? Elles truquent tout simplement l’information fournie par la balance. Un jour, la balance indique 50 kg. Le lendemain, comme elles jugent que ce n’est pas assez élevé, elles bricolent l’échelle pour que la balance indique 55 kg. En réalité, la quantité de masse reste inchangée.

« Leur pluie de dollars, d’euros ou de yens ne relève que de la sorcellerie »

Pour la monnaie, c’est similaire. Ce n’est pas parce que vous multipliez la quantité de monnaie que les individus deviennent plus riches de ce facteur de multiplication. Si c’était le cas, nous serions tous infiniment riches, non ? Rappelons que nous ne sommes pas riches de monnaie, mais des produits et services échangés.

Prennent-ils les citoyens pour des idiots ? Dans cet univers mondialisé et manipulé par ces élites, une certitude : elles s’enrichissent au détriment des foules naïves. Or, c’est aux citoyens d’effectuer par leur libre arbitre les échanges avec les monnaies de leur choix. Entre les producteurs et les consommateurs, il s’établit des rapports fluctuants d’équilibre, peu importe les sentiments et la quantité de monnaie. C’est la loi naturelle d’équilibre de l’offre et de la demande que tout un chacun devrait respecter à défaut de la comprendre.

Comme toujours, la concurrence, et donc celle des monnaies, reste l’unique solution. Toute monnaie issue des politiciens est une duperie. Le monopole monétaire est la cause des crises par la fuite en avant de dirigeants aux abois. En économie, seul l’échange libre et consenti ouvrira des horizons moins ténébreux.

 

 


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