Philippe Bapt
Philippe
Bapt
Quelque part au fond à gauche...

Il a l’œil sur nous

Ce pût être le titre d’un film, d’un blockbuster même, et ce n’est que l’apparente volonté municipale. Alors lorsque la municipalité prend un arrêté réglementant les lieux de prostitution et ses horaires en juillet dernier, il y avait tout lieu de se féliciter a priori. Mais à l’instar de Nicolas Sarkozy fan des annonces sans effet à part médiatique (souvenons-nous des descentes rares en “banlieue” avec les caméras de TF1 d’une discrétion telle qu’à peine deux canifs et trois barrettes de cannabis et leur propriétaire étaient embarqués) “l’as des as” de la sécurité à Toulouse, Monsieur Arsac a dégainé trop vite. Pour rester dans le domaine des frères Lumières, on va dire qu’à avoir peur que son “nom soit personne”, vite trop vite, cet arrêté municipal a été pris. Certes l’abus dans certains quartiers était caractérisé. Comment ne pas s’émouvoir de la situation boulevard de Suisse? Comment ne pas voir la prostitution opérer jusqu’aux portes du commissariat central de Toulouse? Alors vouloir repousser la prostitution sans se soucier d’une quelconque solution à part le “splash” (éparpillement) selon le “shérif” en chef était-ce la solution? À voir les réactions étonnées des riverains du parc des sports du Bazacle l’été dernier il y a de quoi douter….parc des sports: seul du centre-ville, usité été comme hiver la journée, par une partie de la jeunesse toulousaine! N’y avait-il pas à entendre les représentants locaux du syndicat des travailleurs du sexe?…Résultat, comme il y a vingt ans, l’hyper centre-ville de Toulouse voit revenir la prostitution en masse.

 « Le buzz ce n’est pas de la politique »

Agir trop vite était-ce pour répondre aux riverains ou dû à votre appétit électoral Monsieur Arsac? Même les contraventions dont vous vous félicitez sont inopérantes. Ces jours-ci, vous présentez le nouvel arsenal de vidéo-protection à venir sur la ville rose. Je me félicite de ces nouveaux outils dans la mesure où leur usage est strictement encadré. Par ces temps de débat intense sur la liberté et le contrôle, je considère que la sécurité de tous peut passer par une entorse minimale à la liberté absolue. Ce qui m’inquiète, c’est la disposition hyper centralisée en un premier temps de ces caméras ….et après vers les quartiers “Pradettes et Izards”. Pourquoi après? La concomitance du déploiement sur le territoire communal, ça existe et c’est même garant de l’unité et du bien-vivre. Peut-être s’agit-il de rassurer les commerces du centre-ville? Avec la nouvelle convention signée avec la CCI, il est vrai qu’il faut soutenir les commerçants….après les avoir laissés à eux-mêmes et à leur désarroi durant de nombreux samedis. Mais le développement des quartiers périphériques passe tout autant par cette sécurité et le développement du tissu commercial de proximité….et non pas après. Pour conclure, une fois de plus, preuve est faite que la concertation est l’outil indispensable au succès du process à déployer. Et à l’endroit de Monsieur l’adjoint à la sécurité, je rappellerai cette phrase:” Il y a ceux qui vivent leurs idées et ceux qui veulent en vivre.” La communication, le buzz ce n’est pas de la politique. La politique c’est s’occuper de tous ceux dont on a la charge, et non pas que de soi !

 


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