Nicolas Lafforgue
Nicolas
Lafforgue
Ma semaine précaire

I me mine / Undergang

« Soutenez votre scène locale ». Le slogan parcourt la ville sur les vestes à capuche de l’asso Progrès Son. Je n’ai jamais été très fan de ce slogan. Soutenir sa scène locale par principe ça peut se résumer à préférer son « pif » ou son « clacos » du coin. Sauf que… Et bien des trucs de qualité sortent chaque semaine. Deux exemples, l’annonce de la sortie prochaine du live d’ « Undergang » et le premier extrait de l’album de « I me mine ».

« Undergang » c’est le projet de Cédric, un one man band. Un mec tout seul quoi. Et il propose de l’electro-rock. Si on veut résumer. Et oui, je sais, résumer c’est chiant. En écoute sur sa page Facebook, le titre « Alone in the corner ». Un titre authentiquement rock n’roll et caractéristique de ce que l’animal est capable de produire sur scène. Des machines, lui et sa guitare, un chant écorché et une batterie côté cour. Cédric joue ses machines, appuie ses rythmiques électroniques avec sa six cordes et se permet de se mettre derrière les fûts pour appuyer un passage de son morceau. Un homme-orchestre 2.0 qui ne laisse rien au hasard.

« Des trucs de qualité sortent chaque semaine »

Avec « Undergang », ne comptez pas voir une performance circassienne avec un type qui court partout pour montrer qu’il sait jouer de tout en même temps. Non. Ici tout est au service d’un son âpre, lourd, puissant et révolté. Une performance, oui, mais une performance au service de la musique, uniquement la musique. Le culte de l’ego, mieux vaut le laisser à ceux qui n’ont rien à dire, et Cédric lui, le sait mieux que personne.

« I me mine » de leur côté viennent de laisser échapper un premier extrait de leur nouvel album. Un trio rock – on n’a pas encore inventé plus efficace que le trio rock – et un son qui se ballade entre pop et rock, tranquillement, sereinement et avec l’efficacité qu’on leur connait. Un titre en écoute « The sun behind the cloud », un piano et des voix. Leur signature. Les voix d’ « I me mine » ont ce côté vintage, ce côté oublié et ce côté terriblement bien foutu. Oui on pense à Supertramp, oui on pense aux dieux de la pop quand on les voit sur scène. Leurs influences sont présentes, omniprésentes, l’ombre tutélaire, la petite madeleine qui se loge dans ton crâne quand tu te retrouves devant eux, c’est familier, oui, tu l’as déjà entendu, mais tu ne peux t’empêcher de te dire « ils sont forts les mecs ». La puissance n’est pas oubliée dans le projet, avec des morceaux qui prennent toute leur force en live. « I me mine » est un groupe qui s’écoute aussi en concert, et dans le petit univers du pop-rock, un groupe qui produit de belles choses sur bande et sur scène, ça ne court pas les rues.

 

 

 


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