HUMILIONS NOS FEMMES SANS VULGARITE

 

Dans « La Dépêche » (13.11.2013) qui signale son ralliement à la liste Moudenc, elle est présentée comme « femme de ». C’est dire que la représentativité de Laurence Katzenmayer annonçait déjà du lourd. Son crédo en politique, c’est l’admiration : Dominique Baudis « qu’elle croisait souvent dans les jardins du Capitole », puis Jean-Luc Moudenc, rencontré « par le biais d’une connaissance commune ». Voilà qui est de nature à forger un mental.

Maintenant élue à la Mairie, son créneau c’est la famille. Une vision bien à elle, sans doute, puisqu’elle vient de trouver « vulgaires » et « immorales » les planches du dessinateur Thomas Mathieu concernant les violences faites aux femmes. Ces dessins devaient être exposés Square de Gaulle, le 24 novembre, dans le cadre de la Journée internationale de sensibilisation à un problème qui fait un mort tous les trois jours en France. Le bureau de la commission « cohésion sociale » de Toulouse Métropole, qui organise cette exposition, a trouvé les arguments de la dame si pertinents, qu’il a maintenu le projet. Au nom de son discernement en matière de valeurs vraies, Laurence Katzenmayer s’est alors employée à court-circuiter à elle toute seule le choix de ses collègues, en allant pleurer  dans le giron de Jean-Luc Moudenc, lequel a récusé illico les images impies. Voilà probablement qui n’est ni vulgaire ni immoral au regard d’un choix collégial. Sa ligne politique à elle, c’est « l’humain, aller vers l’Autre, l’empathie ». Concernant le mépris des femmes, fut-ce le temps d’une Journée internationale, on peut directement aller voir Mme Katzenmayer dans son bureau où, dit-elle, les huissiers « doivent » laisser monter tout le monde tant «(elle) n’aime pas  recevoir de façon trop formelle » mais depuis lequel, toutefois, elle s’abstient de répondre aux journalistes, laissant ce courage à une collègue.

 

« Des postures de chaisière »

 

Ainsi donc, la politique c’est d’abord du sentiment, et le vivre ensemble, de l’esthétique. On comprend qu’elle saura expliquer à un enfant que si maman est morte sous les poings avinés de papa, c’est la faute à pas de chance parce que la prévention, c’est moche et qu’on y lit des gros mots.

On a connu des élus qui, naguère, n’aimaient pas trop « communiquer » sur le Sida ; des visionnaires pressentant sans doute que, grâce au silence, on allait enrayer l’épidémie. C’est dire qu’avec ces postures de chaisière, on va vers du nouveau. Mais les Toulousaines le sauront : si un inconnu ne les traite pas de « salope » ou de « connasse », ce ne sera pas la faute de la délicieuse Laurence Katzenmayer qui connaît son savoir-vivre et les grandes causes sur le bout des doigts. Telle une petite grenouille sortie du bénitier républicain, elle le dit avec force sur son tweet : « nos enfants méritent que l’on respecte la démocratie ». Mais pas leur mère ?

 

 

 

 

Les citations en italiques sont extraites d’un portrait publié dans Le JT du 18 Septembre 2014

 

[AS1]J’ai supprimé en cele


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