Yoann Rault-Wita
Yoann
Rault-Wita
Militant pour les valeurs de droite

Hollande, la conférence de « presque »

Sincérité ou aveu de faiblesse ? La quatrième conférence de presse du Président de la République aura été marquée par une nouvelle anaphore. C’est par un « c’est pas facile » qu’il a souhaité s’exprimer devant la presse.

 

Selon Hollande, « c’est pas facile d’aller demander des impôts supplémentaires ». S’est-il demandé s’il était facile pour les Français d’honorer leur obligation fiscale et d’entendre Thomas Thévenoud se plaindre de souffrir de phobie administrative ?

 

Selon Hollande, « c’est pas facile de faire la réforme territoriale ».

S’est-il demandé si le peuple et ses élus n’auraient pas mérité d’être consultés sur un tel sujet ?

 

François Hollande a transformé cette conférence de presse en conférence de presque.

 

Le presque Président a manqué l’occasion de tenir un discours sincère et responsable. Se perdant dans un exercice d’autosatisfaction, le chef de l’Etat s’est comporté en simple commentateur de la vie politique française.

 

Le presque Président a manqué l’occasion de clarifier sa ligne politique.

En s’attachant à mettre en avant « l’austérité budgétaire », François Hollande a fièrement repris le flambeau d’Arnaud Montebourg, caressant son aile gauche dans le sens du poil. Les français regardent ébahis ce Président qui danse un tango fou avec son Premier ministre l’un piétinant sur un ton social-libéral, l’autre s’attachant à faire revenir les frondeurs.

 

Le presque Président a manqué l’occasion de redonner de la dignité à la fonction présidentielle. Seul moment où le Président s’est montré digne de sa fonction : l’annonce de l’engagement militaire aérien sur l’Irak. Le reste de la conférence de presse a été marqué par le livre de Valérie Trierweiller, l’impopularité du Président, la rentrée chaotique du Gouvernement… Des sujets dont les français se passeraient bien.

 

Le presque Président a enfin manqué l’occasion de montrer à ses concitoyens qu’il avait pris conscience de la crise de confiance que traversent nos institutions et notre pays. Comme s’il occultait de son champ de vision les hausses massives du chômage et des déficits, il a préféré ne pas s’expliquer sur ces sujets.

 

Pour cette belle leçon de langue de bois et de communication politicienne, Monsieur le Président, merci pour ce moment.

 

 


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