Thomas Simonian
Thomas
Simonian

Handicap au cinéma, pas si handicapant

«Intouchables», le film-phénomène de l’hiver dernier, n’a pas fini d’écrire sa fabuleuse histoire. Mardi dernier, la comédie aux millions de spectateurs a été sélectionnée pour représenter la France aux Oscars, dans la catégorie meilleur film étranger. Il est vrai. Qui mieux qu’ «Intouchables» peut représenter notre cher pays ? Un petit mec de banlieue, un riche tétraplégique, une amitié aussi sincère qu’hétéroclite, quelques touches d’humour et une dose d’émotion. La sauce pourrait prendre outre-Atlantique, dans un pays où elles épicent le quotidien culinaire de ses habitants.
D’autant plus que le sujet, si universel soit-il, est séduisant. Souvenez-vous. 1989, la prestation magistrale de Dustin Hoffman, autiste attachant, dans «Rain Man» : Cinq récompenses. 1994, «Forrest Gump», jeune garçon handicapé physique et mental qui s’émancipe au fur et à mesure de l’histoire : Six Oscars. Plus récemment, «Le discours d’un roi», avec Colin Firth alias Georges V et son bégaiement particulièrement problématique : Statuette au palmarès. Le handicap, touchant dans sa douleur, fort de son empathie, plaît, émeut et fait des émules. Un concept cinématographique plutôt vendeur. «Intouchables» pourrait être porté par cette thématique intense. Et le genre biographique dans lequel s’inscrit notre french movie pourrait aussi contribuer à son succès international. A l’instar de «Mar Adentro» ou «Le scaphandre et le papillon», chaleureusement acclamés par la critique au moment de leur sortie, l’histoire vraie, puisqu’inspirée de faits réels, plaît dans sa sincérité. Parfois peut-être dans son pathos. 2013 nous offrira donc la terrible réponse. Notre french movie est-il intouchable ?

 

Ariane Riou


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