Yoann Rault-Wita
Yoann
Rault-Wita
Militant pour les valeurs de droite

Gouvernement Ayrault : faisons intervenir Pascal, le grand frère !

Des couacs, des bourdes, des casseroles, des recadrages, des désaccords, des guerres d’égos, on ne sait plus comment qualifier les sorties tonitruantes dans les médias des ministres du Gouvernement Ayrault au point que l’on peut se demander si le Premier ministre ne devrait pas faire appel à Pascal, le grand frère !

Le 17 mai dernier, le jour de sa prise de fonction au ministère de l’Education Nationale, Vincent Peillon annonce le retour à la semaine de cinq jours de classe en primaire. Jean-Marc Ayrault est obligé de lui faire la leçon quelques heures plus tard en déclarant « La méthode, c’est la concertation ! » Si notre ministre – premier de la classe – a lancé les hostilités, ce n’était là que le début d’une longue série qui, chaque jour un peu plus, vient dégrader l’image du Gouvernement et de son chef qui ne sait plus comment gérer ses troupes.

Cette bande d’adolescents puérils semblent décider à mener la vie dure au Prof’Ayrault.

Au fond de la classe, les cancres !

A défaut de pouvoir briller par leurs connaissances et leurs compétences, certains ministres sont bien décidés à se faire remarquer par leurs coups médiatiques. Il y a le petit Arnaud, ministre du Redressement Productif en marinière, qui lâche du fond de la classe le 27 août que « le nucléaire est une filière d’avenir » n’en déplaise à sa voisine Cécile.

Prof’ Ayrault sera obligé de venir lui taper sur les doigts en lui rappelant la position de la classe.

Sa copine Cécile, qui a tendance à oublier qu’elle est désormais ministre et non porte-parole de ses copains faucheurs d’OGM, se fait remarquer dans la cour de récréation en expliquant à tout le monde qu’il faut «dépénaliser le cannabis ». Belle boulette ! Le Prof’Ayrault sera obligé de la mettre au coin et de la rappeler sèchement à l’ordre.

Accoudés au radiateur, les perturbateurs !

Dans la classe, s’il y en a bien deux qui se détestent c’est Jérôme et Aurélie. Quand le premier explique que la publicité sera de retour sur France Télévisions après 20h, la seconde est obligée d’expliquer au Prof’ que « la responsable de la communication au sein du gouvernement, c’est bien la ministre de la Culture et de la Communication». Nanananère ! Pour se venger, Jérôme refusera l’idée d’une taxe sur les écrans d’ordinateurs voulue par Aurélie.

Plus récemment, c’est le petit Victorin, ministre des Outre-Mer, plutôt discret d’habitude, qui est venu expliquer à toute l’école que le dictateur de l’école voisine, Hugo Chavez, est un mélange de «De Gaulle plus Léon Blum» et que toutes les écoles gagneraient à avoir un dictateur comme lui. Sur ce coup-là, aucune réaction du prof’ Ayrault qui préfère abdiquer.

Au premier rang, les fayots !

Le plus fort d’entre eux, c’est Manuel. Celui qui essaye de faire régner l’ordre et le calme dans la cour de récréation n’est pas, pour autant, décidé à obéir au Directeur. Alors que ses copains de classe souhaitent accélérer la mise en place du droit de vote des étrangers voulue par le Directeur, Manuel estime que ce n’est « pas une revendication forte dans la société ». Et bim !

Prof’ Ayrault décide de le punir en supprimant la proposition de récépissé visant, idéologiquement, à lutter contre les contrôles au faciès pourtant voulu par… le Directeur lui-même.

Oui, oui, vous avez bien résumé. Le Directeur propose, le Prof’ valide puis les élèves font la loi et le Prof’ vient annuler ce que le Directeur avait promis !

Et puis, il y a Kader qui annonce en plein conseil de classe la libération des sept otages retenus au Cameroun avant que le Quai d’Orsay vienne démentir tout ça, obligeant Kader à reprendre la parole pour dire que « Heuu… non… en fait… je me suis peut être trompé mais… heuuu… ».

Rappelons aussi que le prof’ n’est pas toujours un exemple de discipline. Une fois, il vient annoncer l’annulation par le Conseil Constitutionnel de la loi sur le logement social alors que les Sages n’ont toujours pas annoncé que le texte était invalidé, une autre fois il est obligé de venir recadrer la petite copine du Directeur qui s’amuse à tweeter en direction de la Rochelle et de rappeler que « c’est un rôle discret qui doit être le sien». Une autre fois, enfin, il s’emmêle les pinceaux sur les 35h appliquées dans l’école en expliquant qu’un retour aux 39 heures hebdomadaires de travail «n’est pas un sujet tabou » pour finalement revenir sur ses propos.

Une seule solution : faire intervenir Pascal, le grand frère !

Afin de calmer ces têtes à couacs qui, essayant d’exister dans une classe de 38 ministres, Prof’ Ayrault ferait bien de faire intervenir Pascal, le grand frère !

Faire taire la récalcitrante Cécile, mettre de l’ordre entre les bandes rivales d’Arnaud, Pierre et Christiane, mettre cette classe au travail, seront des missions bien compliquées pour le surveillant général.

Au lieu de répéter à longueur de conférences de presse que doivent cesser les « chroniques quotidiennes de démolition » dont il serait victime, Prof’Ayrault devrait essayer d’asseoir son autorité, de recadrer ses troupes et d’imposer une discipline de groupe pour pouvoir enfin essayer de mettre la classe au travail. Pendant que les élèves font la loi et s’amusent, c’est l’image de l’école qui se dégrade de jour en jour.

Espérons que prof’ Ayrault demandera à Pascal, le grand frère de venir siffler la fin de la récré’. A moins que le Directeur ne décide, avant, de changer le Prof’ de cette classe de petits enfants gâtés !

Yoann Rault – Wita

Militant pour les valeurs de la droite


UN COMMENTAIRE SUR Gouvernement Ayrault : faisons intervenir Pascal, le grand frère !

  1. Philippe dit :

    GÉNIAL !

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