Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Fraude fiscale ? Non, résistance à la tyrannie étatique !

Il paraît que celui qui tente d’échapper à l’impôt serait un « fraudeur fiscal ». Déclarons que tout acte de dissimuler de l’argent honnêtement gagné est en réalité une résistance à l’oppression fiscale. Le code général des impôts est tout simplement l’œuvre par laquelle se développe une tyrannie sournoise. Cette jungle règlementaire composée de textes abscons crée de faux-vrais délits, dont le seul objectif est de maximiser le butin fiscal. Le circuit normal de l’économie, c’est l’échange libre et volontaire de biens et des services où l’argent n’est pas gagné, mais utilisé comme moyen d’échange. L’État, fiction historique, n’a aucune légitimité naturelle, même s’il abuse de la légalité avec « son » droit positif, à disposer de l’argent des citoyens. De plus, la genèse de l’impôt est d’une moralité douteuse : le parasitisme issu de la guerre électorale installe au pouvoir des pillards de carrière. Un clientélisme malsain sort peu à peu des urnes : celui qui rase gratis emporte généralement la mise ! L’abus de pouvoir est ainsi devenu le mode de fonctionnement usuel du politicien. Au lieu de se contenter de garantir le droit de chacun, il s’arroge un droit de tirer de confortables revenus sur le dos de la population, tout en culpabilisant le contributeur mué en contribuable, en allant jusqu’à lui laisser penser qu’il fraude en échappant à la confiscation de son argent.

« La genèse de l’impôt est d’une moralité douteuse »

D’honnête acteur économique, qui par ses efforts participe au progrès de la société, le citoyen devient un méchant qui ne voudrait pas participer à la communauté. Mais sommes-nous dans une Société Libre ou dans une société collectiviste ? On peut donc s’interroger sur cette vision mercantiliste qui place l’homme en tant qu’esclave de l’État dans un objectif ubuesque de solidarité forcée. Personne, pas plus que l’État, n’a de droit sur la propriété d’autrui. À quoi sert le droit naturel de propriété si l’État sombre dans l’arbitraire en le bafouant ? Vous pensez que l’État utilise l’impôt pour rémunérer les services qu’il propose ? Mais si les services de l’État sont justes, pourquoi utiliser la contrainte et pas le libre consentement ? Pourquoi la dépense du politique serait-elle plus vertueuse que la dépense du citoyen ? Constatons aujourd’hui que l’État se comporte comme un bandit de grand chemin : il autorise la prédation du faible (citoyen) au profit du fort (lui-même). Pourtant il n’existe pas de fraude chez celui qui échange librement, mais des droits naturels et imprescriptibles à protéger : la liberté de disposer des fruits de son travail, qui forme sa propriété, de la défendre légitimement et de résister à l’oppression fiscale par tout moyen pacifique afin de la soustraire au pillage légalisé.

 

 


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