Thomas Simonian
Thomas
Simonian

Fin du monde, silence, ça tourne !

« Si on devait mourir demain, qu’est-ce qu’on ferait de plus, qu’est-ce qu’on ferait de moins ? » Cette question-là, empruntée gentiment à Natasha Saint-Pier et Pascal Obispo, les acteurs des films post-apocalyptiques ont rarement le temps de se la poser. Souvent trop occupés à courir pour sauver leur peau ou à chercher un vaccin pour sauver l’Humanité, ils prennent juste le temps d’entretenir le suspense.

Dans la veine de ces films « fin du monde et déchéance », les Américains font fort. Chaque année, ils pondent un ou deux blockbusters sur le sujet, histoire de rappeler que la vie ne tient qu’à un fil. Cette peur panique de la fin de tout – où les autres pays sont rapidement évoqués, ce qui importe ce sont quand même les Etats-Unis puisque, à la fin, ils sauvent tout le monde – est caractéristique du mal-être américain.

Les réalisateurs l’ont compris. Et tout le monde s’y met, de Steven Soderbergh (Contagion) en passant par Francis Lawrence (Je suis une légende). A croire qu’ils se passent le mot. Certes, de l’un à l’autre, ils changent une partie de la cause de l’apocalypse. Un coup, c’est un virus qui transforme les gens en zombie. L’autre fois, ce sont les éléments qui se déchaînent.

Pour réussir son blockbuster, le héros a aussi souvent une dégaine de beau gosse (Jake Gyllenhaal dans Le Jour d’après ou Brad Pitt dans World War Z). Il a souvent un lien très fort avec quelqu’un, sa famille ou son animal de compagnie. C’est essentiel, car, si l’un d’entre eux meurt pendant le film, cela ajoute forcément une force au propos du réalisateur et une larme à l’œil du spectateur. Enfin, le héros meurt rarement. Ce qui, ne nous faisons pas d’illusions, a peu de chance de nous arriver dans une telle situation. Car, ça, c’est du cinéma.

Ariane Riou


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