Thomas Simonian
Thomas
Simonian

Films d’époque au volant, nostalgie au tournant

Bye-bye IPhone et autres technologies 2.0. Bonjour noir et blanc et costumes d’époque. Et toujours le même refrain : «Ah que c’était mieux avant !» La nostalgie, ce sentiment qui nous fait du bien. Celui qui nous plonge dans l’écume de nos souvenirs, qui nous rappellent qu’avant, on réussissait à vivre sans téléphone portable et on était heureux, où fumer dans un lieu public relevait du lieu commun et où Charles Aznavour sortait à peine de la puberté.  Le cinéma joue constamment sur cette corde mélodramatique. A des périodes où même les spectateurs n’ont jamais vécu. Les acteurs deviennent ce qu’ils auraient été. Chacun vit ce qu’il aurait souhaité connaître. Le constat est irrévocable. Les films, les vieux films faits avec du neuf, ont compris ce que le public attendait. A la manière d’un couplet qu’on entendrait sur les ondes de la radio Nostalgie, ils nous déballent les péripéties d’anciens temps. En ce moment à l’affiche, «Populaire», de Régis Roinsard (voir la critique ciné de la semaine) a trouvé le bon filon. Robes longues, costards trois pièces et vieilles machines à écrire. Plus tôt, la rigueur, l’«école à la dure» comme disent nos aïeuls, avec «Les Choristes», et cette classe de garçons en uniforme qui chantonnent à tue-tête. D’autres encore poussent le bouchon un peu plus loin. Du noir et blanc, avec «Le ruban blanc», de Mikael Hanneke. Plus fort encore, du muet avec «The Artist». Des films d’époque, aujourd’hui en DVD, sur Internet ou sur nos écrans plats de télévision. Le vieux sur du neuf, c’est donc ça la révolution technologique.

 

Ariane Riou


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