Philippe David
Philippe
David
L'esprit libre

Fête de la musique : no french, no more…

Le latin et le grec, langues mortes depuis fort longtemps mais étant à l’origine de la civilisation européenne en général et française en particulier ont été passées par-dessus bord par Najat Vallaud Belkacem lors de la réforme des collèges.

Le français qui, comme le stipule l’article II de notre Constitution, ou ce qu’il en reste, a lui aussi été passé par dessus bord par nos « élites » puisque pour s’écrire de Bruxelles (ville francophone) à Paris, Pierre Moscovici et Michel Sapin s’écrivent en anglais en commençant leurs courriers par « Dear Michel » et « Dear Pierre » (quitte à mourir sous le ridicule, ils auraient dû pousser leur raisonnement jusqu’au bout et se rebaptiser « Michael » et « Peter »). On pouvait espérer que Toulouse la rebelle ne cèderait pas à son tour aux sirènes du tout anglais et, patatras, Toulouse est aussi tombée et a balancé la francophonie par-dessus la rambarde du Pont Vieux ou de Pont Neuf selon l’itinéraire choisi en quittant la Place du Capitole… En effet, la programmation de la « fête de la musique » organisée par la Mairie de Toulouse dimanche soir avait ceci de particulier qu’aucun des artistes invités ne chantait dans « cette langue belle avec des mots superbes qui porte son histoire à travers ses accents » comme le chante magnifiquement Yves Duteil. Oui, aussi incroyable que cela puisse paraître, il n’y a dans la région toulousaine aucune chanteuse, chanteur ou groupe de talent chantant dans notre langue digne de se produire sur la place du Capitole pour la fête de la musique !

« Il est urgent de donner une mission de promotion de la francophonie à un élu du Capitole »

Pire, l’anglais est devenu la langue de référence pour une fête payée par nos impôts, impôts qui faut il le rappeler vont augmenter de 15% sur les deux prochaines années, et qui servent désormais à faire la promotion d’une culture et d’une langue dont le seul but est de faire disparaître les autres cultures de la surface de la planète (la politique ultra protectionniste en termes de culture des pays anglo-saxons est là pour le prouver).

Heureusement qu’il y eut le concert de balafons et de salsa, sinon la soirée aurait été unilingue et uniculturelle alors que la musique est universelle et que la diversité culturelle devrait être au cœur de la programmation. Il y a quelques années, un artiste américain chantant en français, car acadien de Louisiane, avait fait un carton lors du festival Garona. Zachary Richard, puisque c’est de lui qu’il s’agit, avait chanté une chanson intitulée « No French, no more » (pas de français, plus de français), qui raconte comment son père et tous les acadiens de Louisiane avaient subi humiliation sur humiliation, notamment à l’école, pour ne plus parler français.

Sachant que la Mairie de Toulouse a donné pour mission à son Premier adjoint, Jean-Michel Lattes, de promouvoir la culture occitane et la langue occitane qui seraient menacées, il est urgent de donner une mission de promotion de la francophonie à un élu du Capitole, la langue française n’étant pas menacée puisqu’elle a carrément disparu d’un événement organisé par la Mairie. Sauf à imaginer que pour nos « élites », de Bruxelles à Toulouse en passant par Paris, le but inavoué soit « No French, no more »…

 

 

 

 

 


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