Jean-christophe Nef
Jean-christophe
Nef
Quincaille culture a aimé

Expos à Toulouse…

Deux expositions à ne pas rater au Château d’Eau (jusqu’au 27 mars), deux expositions de photographies qui ont en commun de présenter des portraits, mais de manière très différente.

Max Armengaud dans son exposition “Antichambre – Voir et pouvoir, avec détails”, nous propose une vision originale des lieux de “pouvoir”. Il explique lui-même sa thématique : « Ma démarche rend compte du caractère fragmentaire et additionnel des choses, l’unité d’un monde se construisant à partir d’une réalité fragmentée. Il ne s’agit pas d’une galerie de portraits sur une institution, mais d’un portrait de l’institution ». Tout est dit dans cette courte explication. Car c’est bien de cela qu’il s’agit ! On ne visite pas l’exposition comme une suite de portraits anecdotiques, mais comme une suite de descriptions de lieux emblématiques du pouvoir, quel que soit ce pouvoir (politique, culturel, sportif). On suit, le long des cimaises du Château d’Eau, les portraits de l’Assemblée nationale, du Rugby Club toulonnais, de mairies rurales, de l’Opéra de Paris, de la Cité du Vatican… Chaque fois, Max Armengaud nous propose des portraits des responsables de ces institutions, mais aussi des “obscurs” sans qui ces institutions ne fonctionneraient pas ; entre ces portraits sont intercalées des photographies des lieux eux-mêmes…

« L’unité d’un monde se construisant à partir d’une réalité fragmentée »

Dans la deuxième Galerie du Château d’Eau, c’est toujours des portraits qui nous attendent, mais avec une problématique tout à fait différente. Marion Gambin, dans son exposition “Nos vieux, jours heureux” nous propose un voyage en Arizona, aux États-Unis. Elle y a observé les communautés vivant dans les “Sun-Cities”, ces petites villes construites dans le désert et exclusivement réservées aux retraités. Elle nous propose des clichés percutants, mais sans affectation. Les détails des lieux nous permettent de situer les personnages photographiés dans leurs activités quotidiennes. Elles ont un caractère sociologique évident et sont un reflet assez terrible de notre époque… Ces clichés ne laissent pas indifférents, surtout devant la photo du four crématoire puisque “certains clients” demandent à être incinérés sur place…

Enfin, une rétrospective Tapies commence aux Abattoirs. Ce sera la plus importante monographie consacrée à l’artiste en France depuis sa disparition en 2012. Cette exposition parcourt l’œuvre d’un des principaux artistes européens de la seconde moitié du XXe siècle (du 12 février au 22 mai).

 

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