Philippe Bapt
Philippe
Bapt
Quelque part au fond à gauche...

Et un, et deux et tripartisme

 

Le premier tour des élections départementales a eu lieu. Au soir du premier tour, aucun perdant. On se croirait à la lecture des chiffres de parts de marché des médias radios: tous ont progressé, aucun ne boit le bouillon… suivant le chiffre que l’on veut mettre en avant. Au plan national, l’entreprise familiale ne connaît pas la crise : quels que soient les propos racistes, xénophobes de ses candidats, sept sur dix-huit des plus explicites sont qualifiés pour le second tour #beurk !

Bon alors vivement de bons reports de voix pour une extrême  minorité d’élus d’extrême droite. On connaissait le mouvement «Ni putes ni soumises », Sarkozy nous la joue désormais “ni FN ni PS”… On ne sait jamais, les électeurs de l’UMP pourraient voter plus FN que pour un parti républicain. Or le lauréat “menteur 2014″ ne veut pas assumer. Le vainqueur objectif du premier tour n’est pas sûr de lui…ça promet!

Alors en Haute-Garonne, l’UMP qui affichait des ambitions de prise du département est hors-jeu au soir du 22 mars. Et ne voulant pas faire honte au gourou, la droite affiche un “ni ni” débile, tant les duels FN-PS ne sont pas l’honneur de nos terres du sud-ouest. Le plus rigolo est qu’une des rares vraies chances de gagner contre le PS passe par l’élection d’Arnaud Lafon (sur le canton de Castanet-Tolosan)… candidat MoDem. Sur la Haute-Garonne, les binômes de candidats de la majorité sortante font bien mieux que sur l’ensemble du territoire national. Les candidats PS/PRG ont les moyens d’avoir la majorité au conseil départemental. Cependant, il faudra faire le plein de voix pour contrer leur opposition locale UMP ou FN. Et lire  ici ou là, sur les réseaux sociaux, les avis de certains à “gauche toute” appelant au “ni ni” fait assez froid dans le dos… Du même niveau que celui de Jean- Luc Moudenc. On peut  s’attendre à un lot de surprises…

« Le jeu de l’alternance ne suffit plus »

Le seul souci c’est que depuis dimanche soir, sur le plateau de France 3, par exemple, aucune parole sur les programmes proposés. Juste des invectives sur les mots d’ordre à lâcher pour le second tour. En particulier, pour faire battre le FN. Très bien certes, surtout lorsque le programme dudit parti tient en un nom : «Marine Le Pen». Du hors sujet intégral mais qui suffit à l’enracinement local du parti fascisant.

Reste à régler une question qui, quel que  soit le résultat de dimanche, devra être posée. Aujourd’hui, un tripartisme s’installe en France. Quand est-ce que les deux partis républicains vont enfin tirer des leçons du désamour suscité ? Quand vont-ils faire leur autocritique constructive?… Sinon on connaît le résultat à désormais moyen terme! Le jeu de l’alternance ne suffit plus, on le voit bien. Toulouse, malgré son histoire, ne résistera pas toujours aux assauts d’ignares qui béatifient ce qu’ils reprochent aux autres: oligarchie, autoritarisme, etc. Je n’évoque même pas la décomplexion de la parole! Merci l’ex!

À gauche, il ne s’agit pas toujours d’avoir l’étiquette, il s’agit d’être en cohérence avec. Être un tueur dans son parti n’implique pas forcément de l’être avec les citoyens! Il y a du travail. Il n’y a pas le temps de tergiverser, sinon le poids même d’un premier ministre dans une élection n’y fera plus rien! Vivement dimanche.

 

 

 

 

 


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