Yoann Rault-Wita
Yoann
Rault-Wita
Militant pour les valeurs de droite

Et si on parlait de la communication numérique de nos candidats ?

A moins de 100 jours du premier tour des élections municipales, la campagne 2.0 bat son plein. Twitter, Facebook, site web, e-militantisme, nos candidats envahissent la toile avec plus ou moins de tact et de goût. Si la campagne se fera dans les médias habituels et dans les rues de Toulouse, elle passera aussi par la mise en place d’une véritable stratégie digitale. La question pour nos candidats n’est donc plus de savoir s’ils doivent être présents sur Internet mais plutôt la façon dont ils doivent se positionner et quelles méthodes adopter. Certains ont fait leur choix, d’autre semblent davantage en difficulté. Petit horizon du paysage toulousain.

Jean-Christophe Sellin

On commence fort avec le candidat du Front de Gauche pour qui Internet ne semble pas être une préoccupation. Si le candidat possède bien deux sites web, leurs contenus ne jouent pas en sa faveur. Le premier s’est arrêté en 2008, le second en 2011.

Un Toulousain qui chercherait (on ne sait jamais) à se renseigner sur celui qui se présente aujourd’hui comme le candidat de la Gauche- anti Cohen visitera donc un site web où il pourra lire que « rien ne saurait alors justifier de faire bande à part au prétexte d’être plus ceci ou plus cela, ce serait irresponsable du point de vue de l’intérêt général.»

Jean-Christophe Sellin se présente donc sur la toile comme « soutien de Pierre Cohen » et dans la presse comme un fervent opposant. En dehors de ces sites obsolètes, un simple compte Facebook où l’on note une publication par mois représente le seul support de communication du candidat d’extrême gauche.

Serge Laroze

Les extrêmes se rejoignent aussi sur la toile où le candidat FN est totalement absent. Celui qui explique qu’il n’a « pas besoin de faire campagne pour que les Toulousains votent pour lui » applique parfaitement cette logique en matière digitale. Le site national du FN présente le candidat toulousain en quelques lignes et précise qu’il a été « 24 fois candidat à diverses élections » (!!!) et comme Conseiller régional, ce qui n’est plus le cas depuis plusieurs années.

En dehors de ces publications, rien de bien brillant pour le candidat Lepéniste. Il est d’ailleurs étonnant de voir les deux candidats frontistes surfer sur les vagues populistes et ne pas utiliser des canaux de communication digitale pour répandre leur « bonne » parole.

Antoine Maurice

Candidat le plus jeune, il est l’un des plus visibles sur les réseaux sociaux. Bien que son site de campagne regorge d’informations inutiles (on apprend qu’en CM1 déjà il voulait être Maire whaoooou), il faut reconnaître qu’il est plutôt bien réalisé et relativement fonctionnel. Reste à y mettre du contenu car les articles de la Dépêche du Midi vont vite saturer les visiteurs. Bon point pour la partie « Présentation du candidat » où Antoine Maurice se présente dans une vidéo traduite en Langue des Signes Française : l’accessibilité est au rendez-vous.

Côté réseaux sociaux, Antoine Maurice est particulièrement actif et vole largement la vedette à son ami Pierre Cohen. Gros point faible : on aurait pu attendre d’un candidat écologiste de 32 ans autre chose qu’une photo de campagne où il est accoudé à un pont devant une étendue d’eau et quelques arbres. Tellement cliché !

Pierre Cohen

Quand on pense que le maire sortant vient de recruter Jean-Christophe Giesbert, maître ès-communication à Toulouse pour gérer sa communication de campagne, on se demande  si c’est une blague.

Rien ne va dans la communication digitale de campagne de Pierre Cohen : des couleurs agressives, un site peu fonctionnel, des photos floues sagement prises par le BlackBerry du très compétent François Briançon, des visuels qui vous dérègleraient un téléviseur en quelques secondes et des colistiers qui ne l’aident pas à améliorer son image.

La communication digitale (en dehors de son bilan) reste l’une des faiblesses du candidat socialiste.

C’est donc avec une communication numérique fébrile que le maire sortant vient de faire son entrée en campagne.  Ça commence fort !

Jean-Luc Moudenc

Il est incontestablement celui qui donne le rythme de cette campagne municipale et qui oblige son adversaire socialiste à accélérer. Un site web dynamique, des infographies et visuels particulièrement pertinents, une présence très active sur les réseaux sociaux et une force de frappe digitale efficace, le candidat de l’opposition est clairement en avance sur les autres.

En témoigne la présentation numérique de son projet de 3ème ligne de métro qui se décline sur divers supports (tract, visuels, graphisme, dossier de présentation) là où ses pauvres concurrents sont obligés de riposter par communiqué de presse : un peu d’inventivité !

Point fort du candidat de la droite et du centre-droit, son site web et sa rubrique « Faites campagne sur internet ».

Jean-Pierre Plancade

Le candidat divers gauche ne possède qu’un compte Facebook, ce qui pour un Sénateur-Conseiller Général-Candidat aux municipales semble bien léger. Avec une communication digitale aussi faible, Jean-Pierre Plancade risque d’avoir beaucoup de difficultés à dépasser les 1% d’intentions de vote qui lui sont crédités dans les sondages.

Christine de Veyrac

Des dégradés de rose, des photos (complètement ratées) de ses soirées, des photos (complètement ratées) de ses copains, des titres dignes des Unes de Closer, vous êtes bien sur le site de campagne de Christine De Veyrac. Peu de fond et de vulgaires résumés de ses soirées mondaines, voilà de quoi les visiteurs devront se satisfaire.

Sur les réseaux sociaux, c’est un peu Christine à la plage, Christine à l’apéro. Nul doute que ses petits amis pré-pubères qui ont en charge de gérer ses divers comptes devraient arrêter de confondre leurs comptes personnels avec celui de la candidate Veyrac.

Du côté off, sa stratégie visant à demander aux mêmes petits amis de jouer les porte-flingues en insultant tout le monde sur Twitter ne semble pas porter ses fruits. Une question saute aux yeux en regardant ses divers profils : pourquoi ne pas afficher son appartenance à l’UDI ? Qui sait…

Carton rouge à Christine de Veyrac et aux candidats frontistes pour la faiblesse de leur présence sur la toile, bons points à Jean-Luc Moudenc et Antoine Maurice ! Il semblerait que de nombreux candidats à la course au Capitole n’aient pas intégré le fait que la communication digitale sera aussi un axe de campagne et devront sûrement corriger le tir dans les semaines à venir. A suivre…

 

Yoann RAULT-WITA

Militant pour les valeurs de la Droite


3 COMMENTAIRES SUR Et si on parlait de la communication numérique de nos candidats ?

  1. Sophie Sdur dit :

    Un article partial d’un supporter de Moudenc qui ne semble avoir aucune compétence en matière digitale. Mon mari qui dirige une web-agency a bien rigolé. Merci pour ce bon moment.
    Question au journal toulousain : quel intérêt de publier cette “chose” mal écrite ?

  2. letellier dit :

    Intéressant…
    A noter que le Mouvement Unitaire Progressiste (MUP) propose une page facebook très bien alimentée, avec des infos de campagne assez pluralistes, ajouté à une bonne présence sur twitter. S’ils ne présentent pas de tête de liste aux municipales, ils participent pleinement à la campagne et offrent certainement, en proportion de leur force, la meilleure couverture sur le net.

  3. Sebastien Garcia dit :

    Je rejoins le commentaire de Sophie Sdur. Quel est le but de ce billet? Quel en est la valeur ou la pertinence?
    Outre le fait que ce ne soit pas très bien écrit, il aurait été certainement plus judicieux de proposer un audit de la webcom des candidats par des professionnels ou des étudiants de cette discipline.
    Monsieur RAULT-WITA roule pour monsieur Moudenc, il s’est fait plaisir. S’il devait écrire un papier sur le droit des entreprises je lirais avec attention. Quand il s’agit d’une discipline qu’on ne maitrise pas, on faut preuve d’humilité ou alors on extériorise au café du commerce.

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