Thomas Simonian
Thomas
Simonian

Et pourquoi pas 4 listes au-dessus des 10 % ?

L’histoire politique est à mon sens à un tournant. Les partis sont désormais plongés dans une vraie quête de sens… Et le citoyen est lui dans une défiance totale envers les appareils, et succombe parfois malgré lui aux sirènes du populisme ou de l’abstention. Oui le monde politique est à la croisée des chemins… Il s’agit soit de vaincre les maux occasionnés par la crise actuelle en sauvegardant les valeurs qui fondent l’idéologie de chaque camp, soit d’être un peu moins courageux sur le fond mais pragmatique sur le court terme. Le politique est ainsi perdu, nous emportant, nous électeurs, dans des tourments inquiétants. Ce ressenti vaut également pour le terrain de jeu local où les élus de proximité restent le réceptacle de l’inquiétude grandissante. Car ici aussi, Airbus ne suffit plus, et le chômage, la précarité gagnent du terrain. Ici aussi, les extrêmes menacent en vue des échéances électorales à venir… Jamais d’ailleurs les appareils locaux ne s’en étaient autant préoccupés. A l’UMP, l’adversaire du premier tour est devenu le… Front National. Au PS, la guerre est désormais ouverte avec le Parti de Gauche de JL Mélenchon. Dans un récent échange avec le politologue du JT, mon ami Stéphane Baumont me glissait avec son sourire malicieux des grands jours : « 4 listes à plus de 10%… j’y crois de plus en plus, pas toi ? » Et si mon Stéphane avait raison. Alors même si l’on sait que le Front de Gauche rejoindrait alors Pierre Cohen dans un tel cas de figure, cette éventualité naissante illustre pourtant bien le désarroi de l’électeur ! La fiction pourrait bien rejoindre la réalité, à Toulouse aussi.

Thomas Simonian


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