Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

En finir avec l’esclavagisme monétaire !

Monnaie forte ou monnaie faible ? A écouter les politiciens, la vertu est une monnaie faible ou, le must,  une monnaie nationale à manipuler. Notez que leur préoccupation repose sur la “guerre économique” : afficher des prix de produits “nationaux” moins “chers” que les produits “étrangers”. Vision économique primaire reposant sur l’illusion du monopole monétaire : le monde politique fait de la monnaie une fonction régalienne, c’est à dire un outil au service du souverain, en l’occurrence, le système politique national.

Un tel raisonnement est fallacieux et ne mène qu’à la crise. Il présuppose que les individus sont esclaves à leur état avec un état en guerre permanente. Or la souveraineté économique est naturellement individuelle en tout lieu et tout temps : c’est le libre arbitre de chacun qui détermine tout choix économique. Ainsi l’abus de pouvoir exploite cette guerre qui ne dit pas son nom : l’état souverain démontre sa force en captant le “plus de monnaie” au détriment des autres états. La conquête de la monnaie est la finalité de l’action politique comme en d’autres temps les hommes de pouvoir se devaient de conquérir le “plus de territoires” et devenir héros de leur nation !

Et le “plus de monnaie” a un corollaire : le “plus de fiscalité”. La conséquence de l’assujettissement des citoyens et de cette obsession des politiques à la monnaie provoque l’effondrement économique du pays. Toute guerre est destructrice de richesses. Cette erreur collective se paie très cher pour les pays qui imaginent que ce sont leurs politiciens qui font l’économie et que la faiblesse de la monnaie donne un avantage économique.

« Est-ce l’enrichissement de l’état-souverain ou celui du peuple qui fait la puissance d’une nation? »

Apaiser l’économie à l’instar de pacifier des territoires, c’est rejeter tout politicien qui fait de la monnaie un enjeu de son pouvoir. La monnaie doit être libre du pouvoir politique ! Tout consommateur et tout producteur ont légitimité à utiliser la monnaie qui leur donne le plus confiance pour l’échange de biens et de services.

Les politiciens veulent une monnaie nationale : prenons-en acte. Mais elle doit être soumise à la concurrence avec des monnaies indépendantes. Seul le marché déterminera si la monnaie nationale est aussi bonne que veulent bien le dire les politiciens, plutôt que d’obliger les citoyens nationaux à l’utiliser. Le commerce ne s’enferme pas dans des frontières.

La résistance politique à cette conquête de la liberté monétaire est forte car lorsque l’état-souverain s’enrichit, le peuple-asservi s’appauvrit. Comprenez que la mafia politique existe par l’abus de pouvoir monétaire : politiciens, fonctionnaires, et tous ceux qui bénéficient de privilèges octroyés par les premiers à des lobbies utiles à la conquête et au maintien au pouvoir !

Est-ce l’enrichissement de l’état-souverain ou celui du peuple qui fait la puissance d’une nation? A cette question, associons une autre question : Faut-il avoir le monopole monétaire ou être dans la liberté monétaire ? qui vous entraînera à l’alternative « faut-il être servile à l’état ou être libre et responsable ? ». Je vous laisse maintenant juge de la réponse.

Car n’oubliez jamais : en économie politique, soit vous êtes un être servile et donc “socialiste”, soit vous êtes un être libre et donc “économiste”. Il n’existe en effet que deux chemins pour les êtres humains : soit le chemin de la servitude, soit le chemin de la liberté. Constatez que la Société humaine ne progresse que dans la liberté, et donc dans l’émancipation à tout système.


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