Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Eh… Normes bêtises !

La multiplication des normes hante aujourd’hui la vie quotidienne des français au nom du principe de précaution. Cette dérive quantitative est pour beaucoup dans la dégradation socio-économique de la France. Notre système, par sa conception bureaucratique et centralisée, impose les normes en mode « guillotine » : ça passe ou ça casse ! Ainsi au lieu de voir une norme comme un objectif à atteindre et de laisser la liberté de son utilisation pour ceux qu’elle concerne, la norme est le régime « normal » qui s’impose à tous. Tout ce qui est « anormal » doit être banni, proscrit, interdit. Anormal est pourtant la règle dans une Société de Droit. Une norme n’est pas et ne peut-être une loi. Même en matière de sécurité et d’environnement, c’est la responsabilité associée à la liberté qui doit être le standard. Et à chacun de répondre de ses actes. Une norme est un jugement de valeur, pas une notion de Droit. Hypocritement, c’est souvent un arrêté ou une circulaire qui en décide l’application. Or, la norme est à situer en dehors du champ politique, sinon d’une Société de Droit, nous revenons vers un régime totalitaire. Mais la France est-elle toujours une Société de Droit ? Prenons un exemple caractéristique de cette compassion française d’imposer la « norme » à tous : les aménagements handicapés dans les locaux privés.

 « La France est-elle toujours une Société de Droit ? »

Outre l’équipement de certains lieux qui ne se prêtent absolument pas à accueillir des handicapés, pourquoi aménager des maisons individuelles qui n’accueilleront jamais d’handicapés  mais avec des espaces dimensionnés pour un handicap lourd ? Certes chacun peut être un jour handicapé. Mais avec des si, on engage des coûts inutiles au lieu de les concentrer sur l’utile. Mais c’est le propre d’une bureaucratie d’être inefficace et d’ignorer la question des moyens. Ainsi on peut voir aujourd’hui de nombreux logements conçus pour des handicapés sans handicapé. Ce que l’on ne voit pas, c’est le nombre de logements qui n’ont pas pu être construits pour des familles qui en ont toujours le besoin. L’hôtellerie est un secteur économique qui a montré un exemple pour définir librement un standard : les « étoiles ». Même si tout n’est pas parfait, il permet à un voyageur de trouver lit et services selon sa bourse ou/et son besoin. En matière de sécurité et d’environnement, les assurances peuvent être motrices, pour tout ce qui est « risque », en modulant les primes selon les normes appliquées. Les associations de consommateurs peuvent inciter le marché à créer des standards voire demander à leurs adhérents de boycotter un produit ou un service qui ne correspondrait plus à un standard minimum. Retenons que c’est la liberté qui fait évoluer la civilisation humaine, pas les normes qui figent la Société française.

 

 


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