Jean-christophe Nef
Jean-christophe
Nef
Quincaille culture a aimé

Eden : paradis…artificiels !

À ne pas manquer cette semaine, un film, Eden, et une exposition à la Sakah Galerie.

“Sex, drug and Rock’n Roll” : dans les années 70, cette expression rendait compte du caractère libre et rebelle de la culture Rock… En voyant le film de Mia Hansen Løve, Eden, on peut appliquer cette maxime aux années 90 mais en remplaçant le mot “rock” par “house” ou “techno”…. Cette réalisatrice suit, dans ce film, le destin d’un DJ dans le Paris des années 90, passionné de techno… Il va fonder un “groupe”, Cheers,  qui va connaître un certain succès… Le film est construit d’une manière assez paradoxale :  on part d’une épopée collective, riche en personnages pour arriver à un portrait unique du “héros” du film, Paul. En fait, Mia Hansen Løve nous raconte l’histoire (réelle !) de son frère, qui fut ce DJ dans la vraie vie ! On croise, au détour d’une rave ou d’une party, les grandes figures de la “french touch” de cette période, Daft Punk en tête. Mais cela est finalement assez anecdotique puisque ce qui intéresse la réalisatrice, c’est l’histoire de ce groupe et principalement Paul. On le suit donc dans son parcours complexe et parsemé d’aventures féminines et de consommation de drogues. La deuxième partie du film décrit plus précisément sa descente aux enfers, son addiction à la cocaïne et son abandon de la musique… Il faut aussi signaler l’interprétation exceptionnelle de tous les acteurs, et en premier, le rôle principal de Paul joué par Félix de Givry. Paradoxalement les premiers rôles sont joués par des acteurs débutants et inconnus et ce sont les seconds rôles qui sont interprétés par des acteurs plus connus (Laura Smet par exemple).

« Un jeune homme qui idéalisait la techno »

Un film que je vous recommande car, contrairement à ce que l’on peut lire un peu partout, ce film n’est pas l’histoire de la “French Touch” dans les années 90  mais le portrait sensible et intelligent d’un jeune homme qui idéalisait la techno et qui se brûlera les ailes au contact du succès. La prochaine exposition à la Sakah Galerie s’annonce passionnante, elle présentera trois artistes : Jan Bouman qui, grâce à la distorsion de ses personnages, nous plonge dans un univers onirique qui rappelle Dali ou Chirico. Frédéric Blaimont est un portraitiste, un portraitiste particulier puisqu’il n’enjolive pas ses modèles mais les peint « nature » dans toute leur crudité. Isabel Miramontes est une sculptrice dont les œuvres montrent des corps humains ébauchés, associés à des formes ou à des objets. À travers ces corps découpés en lanières, Isabel Miramontes explore le concept de sculpture. (du 6/12 au 24/01).

 


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.