Philippe Bapt
Philippe
Bapt
Quelque part au fond à gauche...

Dois-je répondre au FN ?

 

J’aurais pu évoquer un droit de réponse au “droit de réponse de Monsieur Robin du Front national” qui m’expliquait que je « récitais mon catéchisme » de gauche bien-pensante… Ce qui pour un radical, certes baptisé, m’a fait bien rire. Et que je jouais sur les peurs. La peur est venue pour moi par l’hallucinant droit de réponse que lui a adressé son père fondateur et toujours président d’honneur du FN. Ce fait via des déclarations toujours aussi peu fascisantes (euphémisme quand tu nous tiens). Quant à son exclusion d’office pour de tels propos n’en parlons pas! JM Le Pen, au moment de la parution du JT cette semaine, est toujours Président d’honneur du FN. Dossier éclairant sur votre soumission, s’il était besoin de le démontrer encore, à une hiérarchie et une histoire récente hyper républicaine (euphémisme), Monsieur Robin. J’aurais pu parler de mon profond malaise ressenti à l’annonce par la presse du saccage des locaux d’un parti politique. Il eût pu s’agir du FN, malgré ce que pourrait penser Monsieur Robin, que ce désarroi persisterait réellement. C’était celui de l’UMP 31.Les partis politiques sont le cœur de la vie démocratique de notre pays. Localement, ils en sont les rouages indispensables. Les lieux de vie de ces partis ne doivent pas donner lieu à dégradations. Les permanences des partis ne peuvent pas être prises pour cible! C’est un pan de la démocratie du pays que l’on attaque. Je ne demande pas de sacralisation des locaux politiques, à mon humble niveau je réclame du respect! Cependant j’ai envie d’aborder la baisse des subventions municipales aux associations.

« Je réclame du respect! »

Comme je l’ai déjà évoqué dans ces colonnes, le milieu associatif m’est cher. En tant qu’acteur de l’Économie sociale et solidaire, le secteur associatif me parait primordial et particulièrement dans le secteur sportif. « Par leur action de proximité et les liens de partenariats développés avec d’autres acteurs qu’ils soient privés (associatif et commercial) ou publics (Etat et collectivités territoriales), les associations sportives contribuent pleinement au dynamisme, à l’attractivité et au développement économique et social des territoires. » (Observatoire ESS IdF déc. 2014). Enfin, la lecture du baromètre conjoncturel de l’ESS Toulouse Métropole paru en octobre 2014 nous éclaire d’autant plus : « L’emploi au sein des associations se développe notamment dans la culture et le sport (2013-2014 +148%) ». Signe des temps et adaptation à la société contemporaine, le bénévolat à la papa ne suffit plus. Or l’effet ciseau est de plus en plus prégnant : d’une part, l’approche et la structuration des associations sportives deviennent professionnelles et d’autre part, les moyens pour assurer la dimension éducative idoine diminuent. Alors plutôt qu’une baisse générale des subventions municipales de 10% cette année, j’ose espérer que chaque subvention aura été adaptée au projet associatif et économique développé par chaque structure et ainsi privilégiera les associations actives sur le champ de l’ESS. Sinon nombre d’emplois seront directement menacés. Les coûts de fonctionnement étant incompressibles et en constante augmentation, il sera impossible aux associations de ne pas compresser leur masse salariale, à mettre en péril leur objet, voire leur activité. Le risque est de créer de nouveaux chômeurs et de laisser des gamins à la porte des clubs, à termes. En clair, des « assistés » et des « jeun’s dans la rue » tant décriés par les amis de monsieur le Maire, au plan national.

 

 

 


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