Thomas Simonian
Thomas
Simonian

Dieudonné ou l’affaire qui interpelle

Oublié le temps où ses sketchs en compagnie de son ex-acolyte Elie Semoun étaient le symbole de l’amitié entre les peuples et les cultures… L’homme s’est sans doute oublié dans des aventures aujourd’hui pour le moins nauséabondes. Mais derrière l’actualité récente illustrée par le signe de la quenelle se cachent pour moi des inquiétudes très profondes. Je lis et entends ici et là des jeunes qui se réclament fans de celui qui se revendique encore humoriste… Or, il suffit de tendre l’oreille pour comprendre qu’une partie de la nouvelle génération n’a pas ou plus de culture historique. Ces enfants n’ont plus forcément conscience de ce qui s’est pourtant déroulé dans notre histoire récente… Ils n’ont plus forcément conscience de ce que la haine et l’antisémitisme peuvent entraîner… De la folie que ces sentiments engendrent parfois chez l’homme. Ils ne sont pas éclairés sur la face cachée de l’être humain. C’est ainsi que Dieudonné, mais malheureusement également l’extrême-droite, surfent sur cette méconnaissance de l’Histoire. Voilà donc ce que cette affaire Dieudonné nous révèle : Que l’Histoire de nos aînés commence à être oubliée… Un drame dans le pays des Droits de l’Homme… Une trace qui s’efface lentement et qui profite à ceux qui veulent alimenter la peur de l’Autre en ces temps de crise. L’Histoire est notre mémoire. Et la mémoire doit impérativement être transmise. Il en va de l’avenir de notre démocratie. Attention danger !

Thomas Simonian


UN COMMENTAIRE SUR Dieudonné ou l’affaire qui interpelle

  1. Patrick AUBIN dit :

    C’est tout de même extraordinaire de constater, plus de 30 ans après le retour des socialistes, que cette génération ne connaît plus l’Histoire.

    En 1981, l’assemblée nationale était composée de plus de 52% de fonctionnaires et enseignants. Sur les 490 députés, 177 étaient issus de l’éducation nationale ! Voilà comment a été façonnée la société française une génération plus tard avec l’étatisme : perte totale des valeurs humaines (respect de l’homme, respect du travail…), les individus n’ont plus que des droits d’avoir au lieu du droit d’être libre avec la contrepartie du devoir d’être responsable.

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