DorianDreuil
Dorian
DREUIL
Conseil d'administration Action contre la faim. Délégué à la vie associative.

Des combats d’hier aux victoires de demain

« La fatalité triomphe dès que l’on croit en elle » écrivait Simone De Beauvoir. Pis encore, la fatalité éteint l’action, efface l’espoir et condamne à l’échec. Contre la fatalité, les combattants de la faim se rassemblent autour d’une mission : sauver des vies. D’une vision : un monde sans faim. D’un combat : refuser cette fatalité, celle qui nous oblige à accepter une réalité qui pourrait être différente, celle qui nous empêche de rêver à un autre destin : celui d’un jour sans faim. Alors que la planète pourrait nourrir 12 milliards d’individus,  795 millions d’estomacs crient famine. La faim tue toute les 10 secondes. Pourtant, jamais ce combat n’aura autant avancé dans l’Histoire. Entre les années 90 et aujourd’hui le nombre de victimes de la faim a baissé de 21,4 % ; soit 216 millions de vies sauvées.

Mais les solutions existent. Tout d’abord, assurer un accès à la terre pour garantir à chacun une alimentation de qualité et en quantité suffisante. Cela permettrait une autonomie alimentaire et renforcerait la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Ensuite, renforcer les investissements dédiés à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour reconnaître le droit à l’eau potable comme une priorité universelle. Alors que l’augmentation de l’intensité des sécheresses et des tempêtes, la recrudescence des catastrophes naturelles extrêmes entraineront un supplément de 600 millions de personnes souffrant de la faim en 2080, limiter les impacts du changement climatique est un impératif afin de construire un climat contre la faim.

« Aujourd’hui, nous pouvons être la génération qui met fin à la faim »

A la veille de la Journée Mondiale de l’Alimentation du vendredi 16 octobre, refusez la fatalité ! Imaginez vous, le 16 octobre 2030, à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Alimentation. Imaginez vous, dans 15 ans, votre hebdomadaire entre les mains dont la Une serait titrée « La fin de la faim ». Imaginez qu’une édition spéciale revienne en portraits, enquêtes et témoignages sur 15 ans de mobilisation pour réussir à éradiquer la faim dans le monde. Imaginez que ce journal, au fil de ses pages, retrace la recette de la fin et les principales mesures qui ont permis d’éradiquer la faim ; un journal qui raconte les scènes de liesses, de joies et de communions à l’annonce d’une telle nouvelle. Partout dans le monde, on rit, on chante, la faim n’existe plus. Imaginez ce journal qui fait de Rome, le siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), la capitale du monde. Cela serait un journal dont la date resterait gravée dans l’Histoire : le 16 octobre 2030, un jour sans faim. Imaginez, la faim serait éradiquée, le monde viendrait de se sauver de lui-même. Les deux hémisphères seraient à jamais réconciliés.

Aujourd’hui, nous pouvons être la génération qui met fin à la faim. Dans 15 ans, vous pourrez avoir entre vos mains un journal qui annonce « La fin de la faim ». Il n’est pas encore imprimé mais il s’écrit ensemble, dès maintenant, pour faire de nos combats d’hier les victoires de demain.

 

 

 

 


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