Nicolas Lafforgue
Nicolas
Lafforgue
Ma semaine précaire

« Depuis le début. C’était écrit »

Le 3 octobre 2012, j’avais fait une petite blague sur mon blog… « Finalement heureusement pour Hollande que la fin du monde c’est pour dans deux mois sinon je te raconte pas les cinq ans de merde qu’il aurait passés. » En référence au petit délire survivaliste du 21 de décembre 2012, terre qui explose, fin du monde, tout ça… Et je continuais : « Dans le même temps Le Pen déclare que le FN est maintenant devenu un parti de gouvernement. Leur reste plus qu’à gagner une élection. » Si je fais ce petit rappel, c’est tout d’abord pour faire de la pub pour mon blog, devenir riche, de droite et ne pas vouloir payer d’impôts. C’est aussi pour faire une petite mise en abîme politique (c’est chouette comme expression « mise en abîme » je ne sais pas vraiment si ça colle ici, je voulais juste que ça fasse classe.) Nous savions depuis le début que la politique envisagée par François Hollande serait une catastrophe au moins aussi importante que les cinq ans que nous venions de passer avec Sarkozy. Depuis le début. C’était écrit. La crise, sa volonté de ne pas être de gauche, Valls à l’Intérieur, bref tout était en place pour une jolie politique centre gauche, sans idée et sans courage. Nous savions également que le FN serait l’acteur principal du quinquennat. Pourquoi ? Parce que tout simplement c’est toujours le cas. Le FN fait vendre des journaux, fait regarder des émissions politiques généralement réservées aux insomniaques et aux chômeurs (en ce moment ça tombe bien je représente les deux populations) et surtout le FN fait peur. Il fait peur aux électeurs de gauche. Il rappelle la nécessité du vote utile. Ce vote utile que le PS va nous vendre pour les municipales et les européennes. « Ne votez pas pour vos idées, votez pour sauver la République de la menace fasciste.» Eh bien qu’ils le veuillent ou non, cette fois ci, cela ne va pas marcher. Pourquoi ? C’est Edouard Martin qui nous l’avait détaillé en décembre 2012. « Je veux lui dire dans les yeux, Monsieur le Président, souvenez-vous du 24 février 2012, souvenez-vous de ce que vous êtes venu nous dire. Est-ce que vous êtes tranquille avec votre conscience ? Est-ce que vous savez que vous mettez dans le désarroi, dans la misère sociale toute une région ? On avait cru atteindre le maximum du cynisme avec l’ère Sarkozy, eh bien non, on a atteint le paroxysme du cynisme. J’en appelle solennellement Monsieur le Président de la République, reprenez le dossier en main, dites à Mittal ça suffit, dehors ! Il vient de démontrer que le mensonge il l’avait en tête avant même qu’il signe. Vous attendez quoi ? Qu’il y ait un malheur ici ? Nous, nous allons être votre malheur si vous ne cessez pas ce mensonge, cette tromperie, et c’est une promesse et nous, nous avons l’habitude de tenir nos promesses. » Voilà…

Nicolas Lafforgue (chanteur du groupe « Bruit qui court »)

Découvrez son blog : petitjournaldunmecdegauche.over-blog.com


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