Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Dépense publique par dette publique ? Comme la drogue !

Le corps humain absorbant une drogue subit des réactions chimiques complexes. Selon la quantité, effets et sensations sont variés. Prenons un exemple bien connu : l’alcool. En consommer régulièrement fait sombrer dans l’alcoolisme. Tout être humain est confronté, outre aux effets neurologiques immédiats, à des crises plus ou moins graves allant jusqu’au “coma éthylique” lors d’ingestions excessives d’alcool ou au “delirium tremens” lors de sevrages. Ces manifestations sur l’humain sont à rapprocher des crises économiques sur la société humaine.

A l’instar de l’alcool pour l’humain, le petit péché mignon du peuple est de s’enfermer dans le piège de la dépense publique. Si boire est nécessaire pour l’humain, celui-ci peut comprendre que l’alcoolisme est destructeur de la vie et que boire de l’alcool se fait avec modération. Si dépenser pour les individus est normal, ceux-ci n’ont cependant pas encore intégré que s’enfoncer dans la dette publique détruit la vie en société et que la dépense publique doit se faire avec modération.

 « le petit péché mignon du peuple est de s’enfermer dans la dépense publique »

Obliger un peuple à s’abimer dans la dépense publique, c’est forcer un individu à consommer de l’alcool. Comme l’alcool, la dépense publique apporte une euphorie passagère de bonheur. Qui plus est, dépenser par recours à de la dette publique s’apparente à s’alcooliser en allant vers le coma éthylique. La phase comparable au « délirium tremens » arrive lorsque les gouvernants boivent sans soif, pardon dépensent sans compter, et sont contraints à la réduction de la dépense et de la dette publiques. Ce sont ces bulles économiques formant des cycles d’expansion puis de récession dans lesquelles l’interventionnisme politique nous plonge : le fumeux « keynésianisme ».

L’histoire possèdent pourtant son lot d’expériences économiques qui finissent en « overdose keynésienne » : la révolution française avec les assignats, la crise de 1929, ou encore le nazisme ou le soviétisme. Et le coma éthylique actuel n’a pas grand-chose à leur envier.

Moralité : la dépense publique se consomme avec modération. La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen l’expose. Mais les gouvernants, une fois les principes posés, se sont assis dessus. Ils ont préféré droguer leur peuple économiquement naïf. Le sevrage sera très douloureux : on ne sort pas de décennies de drogue facilement. Et pourtant, interdire immédiatement d’emprunter aux politiciens, dealers et profiteurs de l’argent de la drogue publique, sera la sage décision pour le bien-être de tout peuple.

 


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