Stéphane Baumont
Stéphane
Baumont
Le Politique Show

De la politique politicienne à tous les étages

Au moment où certains dénoncent le désarroi idéologique et politique dans lequel se trouve une France en quête de programme économique et social et d’une philosophie politique solide, on voit réapparaitre dans les médias, après Michel Onfray et Alain Badiou, le philosophe Alain Finkielkraut qui souligne notamment que « le 11 janvier, c’était l’affirmation que la France n’est pas négociable, et que la France doit être renégociée et redéfinie à partir de ce qu’elle est aujourd’hui… Le vrai problème ce n’est pas l’économie, c’est l’économisme… Nous célébrons la diversité, mais elle se réduit pour nous à la table mondiale : sushis, couscous, tacos, et canard laqué. Pour le reste nous faisons de l’arithmétique et l’Union européenne croit pouvoir compenser par une immigration de remplacement, la baisse de fécondité dans les Pays du vieux continent. Les choses tournent mal et nous persistons à croire que la crise sera résolue par l’inversion de la courbe du chômage. L’économisme est un somnambulisme. Gare à ceux qui veulent réveiller les somnambules. Ils peuvent bien se réclamer de Levy Strauss, c’est à Maurras qu’on les assimile. » Quant aux auteurs que nous recommande au-delà de la vulgate médiatique, le philosophe Finkielkraut, il y a bien sûr, l’ouvrage de Renaud Camus « Du sens » où « l’accusation » d’antisémitisme ne tient pas.

 « Zlatan, le mauvais garçon »

Mais comme le souligne le philosophe, appeler à voter Marine le Pen en 2012 a été un crime « inexpiable » de même que sa théorie du « grand remplacement ». Irruption du philosophe iconoclaste Finkiekraut qui ne fait pas par hasard la une du point mais qui fait avancer à sa manière certaines idées « hérétique dans la bien-pensance de droite comme de gauche ». Tout cela intervenant au moment au Zlatan Ibrahimovic devient avec ses déclarations « un mauvais garçon » du football, ou le FN est mis en cause pour financement illégal (la société Riwal prestataire du FN est suspectée d’avoir majoré les dépenses électorales remboursables) ou Martine Aubry contre Christian Paul, propose un congrès de synthèse et non de simulacre, ou François Bayrou tente de faire comprendre déjà qu’il ne rejetterait pas une nouvelle candidature à la présidence de la République en 2017 et que des inquiétudes persistent sur le racisme en France (et montrent que le Pays n’as pas connu de haine antimusulmans après les attentats de janvier même si 46% des français estiment que les musulmans forment un groupe à part et que 86% des sondés estiment que le racisme est répandu). Il est néanmoins rassurant et roboratif de constater qu’au-delà de la politicaillerie Philippe SOLLERS nous lance comme un appel : « Il manque Voltaire là ! ».

 


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