Yoann Rault-Wita
Yoann
Rault-Wita
Militant pour les valeurs de droite

Dans les coulisses du 77 rue de Miromesnil

Il y a des lieux, des regards, des mots, des atmosphères qui ne s’oublient jamais. Il y a des rencontres que même le temps ne peut effacer. Celle que j’ai eu l’occasion de vivre mercredi dernier restera inoubliable.

Mardi en fin de matinée, message de Nadine Morano : « Tu peux être à Paris demain à 11h ?» Je dois avouer que je m’attendais à tout sauf à être invité par Nicolas Sarkozy. Billet d’avion réservé, départ de Toulouse à 6h30 en direction de Paris.

Moi qui, comme beaucoup de jeunes de mon âge, me suis passionné pour la chose publique et la vie politique de la France grâce et à travers Nicolas Sarkozy, je ne pouvais rêver moment plus prestigieux que celui d’être invité rue de Miromesnil dans ses bureaux parisiens pour un échange d’une heure et demie en toute simplicité et sans langue de bois.

11h30, la massive porte d’entrée du 77 de la Rue de Miromesnil s’ouvre devant moi.

Accompagné de Nadine Morano et d’une petite poignée de convives, je monte une à une les marches feutrées me menant jusqu’au premier étage. La porte s’ouvre. L’accueil est extrêmement chaleureux et je suis frappé par la beauté des lieux. Deux grands portraits de style pop-art trônent dans l’entrée, un à l’effigie de l’ancien Président de la République, l’autre représente Carla Bruni.

Nous nous dirigeons, en compagnie de Brice Hortefeux, Président de l’Association des Amis de Nicolas Sarkozy, vers le salon où nous allons être reçus.

L’atmosphère est légère et, alors que mes yeux pétillent comme ceux d’un enfant, j’aperçois la porte du salon s’ouvrir.

C’est un Nicolas Sarkozy en grande forme qui vient me saluer avant de débuter un échange sans langue de bois où aucun sujet ne sera évité.

L’ancien Président de la République commence par dresser un bilan sur la situation économique du pays. Selon ses mots « nous ne sommes qu’au début d’une crise économique à laquelle la France n’est pas préparée. » Chômage, croissance, compétitivité : le manque d’ambition et les mensonges du pouvoir socialiste sont passés au crible un par un.

Assez rapidement, l’un d’entre nous pose la question que nous avons tous sur le bout de lèvres, celle du retour en politique de Nicolas Sarkozy. La question est franche, la réponse l’est tout autant. Selon l’ancien Président de la République, il est « très heureux » dans sa nouvelle vie, où la vie politique semble bien loin. Pour lui, la question de son retour n’est pas d’actualité et si elle devait se poser un jour, « elle nous dépasserait  tous. » Une chose est essentielle pour Nicolas Sarkozy : respecter le silence qu’il s’est « imposé » pour encore un an au minimum.

Sous le regard de Brice Hortefeux, Christian Estrosi et Nadine Morano, nous abordons deux questions qui semblent tenir à cœur à Nicolas Sarkozy : celle des médias et de la justice.

Ce monde des médias qui, selon ses mots, « l’a combattu fermement » durant la campagne présidentielle, et qui est impatient de le voir prendre la parole publiquement sur le situation de la France, semble avoir déçu (et sûrement blessé) l’ancien Président de la République.  Selon lui, si les médias font aujourd’hui le jeu du pouvoir socialiste en place, les Français(e)s ne sont pas dupes et les résultats observés aux élections partielles « sonnent comme un ras-le-bol généralisé » à l’encontre de François Hollande.

Sur la question de la justice, le Président de la République pèse chacun de ses mots. Je vois un homme combatif, déterminé à faire émerger la vérité mais à la fois attristé de constater l’attitude des médias.

Nous abordons ensuite la question de la loi Taubira sur le mariage pour « tous » où il rappellera sous le regard de Nadine Morano, la volonté qui était la sienne d’instituer une union civile pour les couples homosexuels. Les mots utilisés pour parler de l’homosexualité sont d’une particulière finesse. Selon lui, « on ne choisit pas sa sexualité, on ne choisit pas d’être homosexuel et la chose la plus difficile en société n’est pas d’être hétérosexuel ou homosexuel mais d’avoir cette sensation d’être une minorité dans une majorité là où chacun devrait pouvoir vivre sans être vu comme étant de telle ou telle orientation sexuelle.»

Une réponse me toucha particulièrement, celle donnée par Nicolas Sarkozy sur la question du droit d’inventaire demandé par certain(e)s. Selon lui « on peut passer son temps à savoir ce que l’on n’a pas fait ou mal fait durant les cinq dernières années mais ce n’est pas ce que les Français(e)s attendent : savoir ce que l’on propose pour les vingt années à venir. »

De nombreux autres sujets furent évoqués comme la situation de l’UMP ou encore les primaires. Sur ces dernières, il n’est pas convaincu par le système de primaires auxquelles s’essaie l’UMP.

13h20, la rencontre touche à sa fin et je ne peux m’empêcher de penser que le retour de Nicolas Sarkozy est 2017 s’imposera comme une évidence.

Je m’interroge sur la nécessité pour celui qui a été le Président de la République pendant cinq ans de se soumettre au système des primaires. Si son silence peut déstabiliser ceux qui aimeraient l’entendre s’exprimer sur tel ou tel sujet, il n’en demeure pas moins nécessaire d’une part pour laisser émerger ou s’affirmer les talents de notre famille politique, d’autre part car il a été battu et que la défaite impose un certain retrait.

Il n’en demeure pas moins que comme l’a rappelé l’ancien Président de la République lors de notre rencontre, « avant 2017, il y a des échéances électorales majeures » pour la France. Notre famille politique se doit d’être au rendez-vous, mobilisée et combattante.

Plus sarkozyste que jamais, je regarde la porte du 77 rue de Miromesnil se fermer en me disant que je reste convaincu d’avoir partagé un moment unique et inoubliable avec celui qui a porté la France durant cinq ans mais qui, en 2017, donnera à la France l’ambition qu’elle mérite.

Yoann Rault-Wita

Militant pour les valeurs de la Droite

Twitter : @YoannRaultWita


2 COMMENTAIRES SUR Dans les coulisses du 77 rue de Miromesnil

  1. Kévin sarkozyste dit :

    Je suppose que ça a bien du énerver l’équipe des jeunes populaires.
    Ils ne font rien, ils ne soucient de rien, ils dérapent à longueur de journée mais personne n’ose rien leur dire. C’est dommage car Moudenc et Aribagé sont deux personnes de talent. Je ne te connais pas Yoan mais tu as un beau parcours loin de ces jeunes endormis et carriéristes.

    Petite anecdote : je les ai croisé en train de donner le papier de Moudenc sur la sécurité. J’ai demandé a l’un d’eux ce que notre candidat allait proposer en la matière. Réponse de l’un d’eux : “On sait pas c’est Moudenc, un jour blanc un jour noir, c’est ça les centristes” réponse d’un autre “On est pas là pour débattre, c’est déjà bien qu’on tracte”. Pour la campagne, je resterai donc chez moi.

  2. Yoann RAULT-WITA dit :

    Kévin,
    C’est le collectif qui permettra les victoires de demain ! Nous avons besoin du dynamisme de chacun pour partir au combat. Ne reste pas chez toi ! C’est l’ensemble des jeunes toulousains qui doivent soutenir Jean-Luc MOUDENC pour donner à Toulouse l’ambition qu’elle mérite.

    N’hésite pas à me contacter si tu souhaites t’investir.

    Yoann

    Twitter : @YoannRaultWita

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