Philippe David
Philippe
David
L'esprit libre

Comme un avion sans ailes…

Les images ont fait le tour du monde. Ces images, ce sont celles du Directeur des Ressources Humaines d’Air France, torse nu avec pour seul oripeau un morceau pendouillant d’une manche de sa chemise blanche. Xavier Broseta, puisque c’est de lui qu’il s’agit, escalade un grillage « poussé au cul » par des vigiles afin de trouver refuge auprès des CRS postés de l’autre côté de celui-ci. Cette image a été prise en France en octobre 2015 et celui qui fuit ne fuit pas les Gardes Rouges sous Mao Tsé Toung ou les Tontons Macoutes sous Duvalier mais les syndicalistes de l’entreprise aujourd’hui en difficulté. Inutile de dire que, dans sa fuite sur le plancher des vaches, Xavier Broseta a dû penser que « le ciel est le plus bel endroit sur terre »…

Comment justifier cette violence, ces coups, cette haine dignes d’un mouvement de foule organisé dans une dictature de l’acabit de celles citées quelques lignes auparavant ?

 « Air France risque de rejoindre Panam »

Comment justifier la position du SNPL, Syndicat National des Pilotes de Ligne, dont les représentants refusent toute hausse de leur temps de travail alors qu’ils volent 585 heures par an pour un salaire moyen de 14 000 euros bruts par mois contre 750 heures pour un pilote de British Airways moyennant un salaire de 6400 euros bruts et 840 heures pour un pilote de Lufthansa pour un salaire moyen de 9165 euros bruts. Inutile de dire que le concept de productivité n’a pas atteint les neurones des pilotes de ligne, ceci s’expliquant peut-être par un léger manque d’oxygénation de leur cerveau qui navigue souvent à haute altitude…

Comment expliquer que, pour un chiffre d’affaire sensiblement égal (un peu plus de 15 milliards d’euros), Air France dispose d’une flotte de 368 avions et emploie un peu moins de 64000 salariés quand British Airways dispose d’une flotte de 263 avions et emploie un peu moins de 40000 salariés (British Airways desservant 550 destinations contre 231 pour Air France) ? Quel chef d’entreprise, Directeur financier bref quelle personne ayant appris à compter peut justifier cet état de fait ?

Aujourd’hui Air France risque de rejoindre Panam, TWA, Eastern ou Western, Sabena ou Swissair au cimetière des éléphants, comme chantait Eddy Mitchell, des compagnies aériennes disparues.

Air France… Comme un avion sans ailes comme chantait Charlélie Couture…

 

 

 

 

 

 

 

 


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.