Philippe David
Philippe
David
L'esprit libre

Comme disait Victor Hugo…

Les attentats du 13 novembre dernier ont profondément marqué la France. Certains ont voulu remettre en cause la laïcité comme l’abbé Pierre-Hervé Grosjean qui, dans les colonnes du Figaro, a affirmé que : « moins de christianisme et plus de laïcisme est la pire réponse aux attentats ». Pourtant la fameuse ‘’laïcité à la Française’’ est bien mal en point. Des horaires séparés dans les piscines bafouant l’égalité hommes femmes en passant par le site internet de l’Élysée souhaitant un bon Ramadan aux musulmans tout en oubliant les fêtes chrétiennes. De la Mairie de Paris organisant à l’Hôtel de Ville la célébration de ce même Ramadan aux crèches dans des mairies qui devraient être des lieux où aucun signe religieux ne devrait apparaître, on peut amèrement constater que la France est une nation en train d’exploser entre différentes communautés et que la solution est un retour à une laïcité de combat comme celle qui prévalut à la fin de XIXe siècle et au début du XXe.

« Revenir aux fondamentaux de la loi de 1905 »

Il faut d’ailleurs rappeler que l’Église catholique de France n’est pas étrangère à la montée des demandes du communautarisme musulman puisqu’elle s’opposa dans son ensemble à la loi de 2004 interdisant les signes religieux à l’école, soutenue à cette occasion par les autres Églises protestantes et orthodoxes. Même chose en 2010 pour la loi interdisant le port du voile intégral, c’est-à-dire la burka, où l’ensemble des Églises s’opposa à une loi censée interdire un vêtement marquant l’infériorité et la soumission des femmes. Était-ce par solidarité religieuse ou afin de continuer à donner des coups de boutoir à la laïcité ? La question mérite d’être posée.

Dans les moments terribles que vit notre nation, plutôt que de mettre des crèches dans des lieux où elles n’ont rien à faire ou de voir les voiles se multiplier dans nos rues, il serait bon de revenir aux fondamentaux de la loi de 1905 qui fit de notre pays un territoire dont les enfants se sacrifiaient sur les champs de bataille de la Somme, de Verdun ou du Chemin des Dames. Sur ces lieux de combat, le Rabbin Abraham Bloch pouvait donner l’extrême onction à un soldat catholique avant de mourir touché par un éclat d’obus. Quand un tirailleur sénégalais ou algérien tombait, il ne tombait pas comme musulman, mais comme soldat français. Il n’y avait ni religions ni communautés, il y avait la France, la nation, qui passait avant toute autre considération.

Un siècle plus tard, il serait bon de revenir à ces fondamentaux qui furent résumés dans une célèbre citation de Victor Hugo : « L’Eglise chez elle et l’État chez lui ».

 

 

 


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