Thomas Simonian
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Simonian

Cohen-Moudenc, ces deux-là se ressemblent plus qu’il n’y paraît

Hier a marqué une étape importante dans la campagne municipale. Pierre Cohen a lancé la journée par sa première conférence de presse en tant que candidat, tandis que Jean-Luc Moudenc a profité d’un après-midi ensoleillé pour dévoiler l’intégralité de sa liste. Seconde rocade, dette zéro, Tisséo, FN… Autant de sujets de discordes entretenus avec la presse toulousaine tout au long de la journée. Et pourtant, derrière cette opposition farouche sur le fond, se cache l’itinéraire de deux hommes qui si on n’y regarde de plus près, ont beaucoup plus de points communs qu’on ne l’imagine. La quatrième ville de France a droit à une opposition de deux hommes anti stars. Aucun des deux n’est un poids lourd médiatique de son appareil politique, même si le maire sortant est le président de fédération des élus socialistes et républicains et que celui qui se rêve en maire « rentrant » est secrétaire national de l’UMP. Pourtant ces deux-là sont bien des hommes d’appareils qui savent cultiver leurs réseaux… Pierre Cohen maîtrise parfaitement le monde des « Solfériniens » depuis des années, et Jean-Luc Moudenc qui a fait ses classes au sein de l’ancien CDS (Centre des Démocrates Sociaux) sait dialoguer avec les centristes de tout poil tout en ayant des connexions avec l’aile droite de son parti (pour exemple Christian Estrosi.) Ces deux opposants s’évertuent à rester des hommes de dossiers plutôt que des amoureux des projecteurs et des dorures. Ils aiment le bitume et les portes de Toulousains, le terrain. Ils s’acharnent à rester maîtres de leurs troupes : le maire a choisi seul les socialistes qui seront sur sa liste (même les concernés ont pris connaissance de leur désignation le soir-même) et le député a tenu compte des enseignements de sa défaite de 2008 et a sélectionné en solitaire les 69 noms de son team (certains se sont rencontrés hier pour la première fois à la faveur d’un shooting photos)… Il en va de même de la préservation de leur vie privée. Un seul credo : La discrétion. Cohen-Moudenc, beaucoup de choses les opposent, mais pas que…

Thomas Simonian

 


2 COMMENTAIRES SUR Cohen-Moudenc, ces deux-là se ressemblent plus qu’il n’y paraît

  1. Romuald Pagnucco dit :

    L’article fait fi de l’élection interne des 17 candidats éligibles de l’UMP. Jean-Luc Moudenc et l’UMP sont les seuls à avoir ouvert ainsi sa liste.

    Je suis comme 16 autres colistiers UMP, élu par les militants et non sélectionné. Les 17 candidats des partis associés ont fait l’objet d’accords avec les partis concernés.
    Il est donc difficile de dire que Jean-Luc Moudenc a sélectionné en solitaire 68 noms.

    Et c’est justement parce que Jean-Luc Moudenc a utilisé cette méthode qu’il peut compter sur une liste de rassemblement dès le 1er tour.

  2. Thomas Simonian
    tom.simonian dit :

    Oui il y a eu une élection interne à l’UMP, et c’est notable en matière de démocratie interne. Il n’en demeure pas moins que le candidat, via une commission, a fait des choix suite au vote des militants. Exit Danièle Damin, et Bertrand Serp voit François Chollet, Christophe Alvès et Pierre Esplugas lui passer devant. Je maintiens donc que la tête de liste a au fond choisi ses colistiers, et que c’est d’ailleurs un point positif pour lui. Une tête de liste doit rester maître à bord … Les enseignements de 2008 sont ainsi tirés … Mais tout ceci reste un édito … Un avis … Qui stimule les contradictions :)

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