Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Coassez toujours, vous les intéressez !

L’énarque n’est jamais à court de fourberies. En voici une qui montre le peu de cas qu’il fait de l’économie : « Si vous plongez une grenouille dans l’eau bouillante, elle hurle et meurt rapidement. Si vous la plongez dans l’eau tiède et que vous chauffez ensuite tout doucement l’eau, son corps s’habitue, son seuil de tolérance augmente et vous pouvez amener l’eau à ébullition sans que la grenouille ne hurle ni ne meurt. ». Quel rapport avec l’économie ? Eh bien le batracien, c’est le citoyen, et la température de l’eau, c’est le niveau de fiscalité. Voyez tout le mépris que possède cette élite pour les fruits du travail de chacun. L’énarque vit grassement de la fiscalité. Sa fonction est pourtant inutile. Oui, vous lisez bien : inutile. Simple : dans votre quotidien, à quelle occasion avez-vous besoin d’un énarque ? Réfléchissez bien. Si vous trouvez, twittez-moi votre réponse (@pataub). Énarques s’abstenir, bien sûr. Continuons les explications. Jadis, l’Inquisition était très inventive en techniques de torture. Avec la fiscalité, l’énarque met en place des méthodes de torture étonnantes : rien ne rend aussi inventif que l’envie de nous voler. Pour un énarque, un « bon » impôt possède des effets de seuils arbitraires permettant d’exonérer une partie de ceux qui doivent être touchés. Prenons un exemple : à Tournefeuille, le maire (énarque socialiste) a mis en place une taxe facultative sur les enseignes (créée sous Sarkozy, décrétée sous Hollande). Vu le peu d’enseignes dans la commune, les premières estimations donnaient 10 000 euros de recettes. Pourquoi instaurer une taxe qui coûte plus cher à collecter que la recette espérée ? Manipulation ?

« Démagogie oblige »

Oui, car comme d’habitude, les estimations de l’énarque se révèlent fausses. À la réception du papier fiscal, la température fut trop haute : les grenouilles hurlèrent… Démagogie oblige, le maire s’est alors fait le chantre du commerce de proximité. Doutons de sa sincérité : il a matraqué ce même commerce avec sa casquette de « vice-président de la communauté urbaine » en charge des finances via la « cotisation foncière des entreprises ». Aussi s’est-il empressé de triturer les fameux seuils pour limiter l’impact de cette taxe aux seules grosses enseignes. Sauf que le principe étant acté, il suffit que les élus municipaux assoiffés de ressources pour leurs funestes desseins,  modifient les seuils peu à peu, en vertu du principe de la grenouille. D’année en année, le nombre de victimes nouvellement touchées ne sera plus jamais suffisant pour représenter une menace au système, mais le commerce local disparaîtra tout aussi progressivement. Extrapolez, et vous avez l’explication de la lente descente aux enfers de la France.


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