Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

CMP : la faillite du socialisme à la française !

Les socialistes possèdent le pouvoir de nuisance depuis longtemps. Quand j’écris « socialistes », ne vous méprenez pas, je n’évoque pas le Parti socialiste, mais ceux qui vivent l’Etat comme une religion. Et « ceux », ce sont tous les partis présents sur la scène politique ayant en commun la détestation du libéralisme. « Ceux » qui n’aiment pas la liberté imaginent la planification centrale comme clé d’élimination de la prétendue corruption des marchés… mais l’étatisme s’intéresse aux êtres qui ont du crédit, aux hommes libres. Par abus de pouvoir, « ceux » de la « majorité démocratique » mettent en place le vol fiscal de « ceux » des « minorités démocratiques » ! Perverse démocratie !

Et quand j’écris « corruption », je ne pense pas au comportement individuel pénalement répréhensible. Je pense aux mécanismes collectifs qui, à force de lois et de fiscalité, viennent spolier les fruits du travail et la propriété individuelle, corrompre le libre arbitre et démotiver l’initiative privée. Et parmi tous ces mécanismes, il y a l’utilisation corrompue du crédit. Passons sur le système bancaire faussement « privé », dont la connivence avec le système politique n’est plus à prouver, pour nous intéresser à la faillite… pardon, à la fermeture du Crédit Municipal de Paris (CMP).

« Comme le cordonnier est le plus mal chaussé, le Crédit Municipal de Paris était le plus mal financé ! »

Un média TV titrait que « l’insolvabilité des clients et la concurrence » avait eu raison du CMP. Le jeu du CMP consistait-il à prêter de l’argent à des personnes non solvables à qui la concurrence arrive à prêter sans dommage ? Olivier de Kersauson explique que les politiques « sont, dans leur grande majorité, des voleurs d’espoir des pauvres ». Et oui, les pauvres puisent leur espoir dans la concurrence du marché.

Ainsi le socialisme trouve toujours des excuses bidonnées à ses échecs. Pourtant le discours socialiste… pardon, du CMP, disait explicitement : « Institution bancaire atypique, la banque du Crédit Municipal de Paris place la responsabilité sociale au cœur de sa mission. Par son approche attentive et globale du budget des clients, elle contribue efficacement et durablement à la prévention du surendettement. ».

Vraiment atypique, le CMP ! Car si le CMP était la providence faisant les poches du contribuable, il n’était qu’un panier percé avec des clients désargentés. Il n’avait même plus les moyens de payer ses salariés qui vont être recasés à la ville de Paris. « L’approche attentive et globale du budget des clients » passait semble-t-il avant celle des finances du CMP. Comme le cordonnier est le plus mal chaussé, le CMP était le plus mal financé ! Et là ce sont les Parisiens qui vont éponger ce socialisme municipal à grande échelle. A l’image de ce qui nous attend avec le socialisme national. Reste à déterminer la puissance de déflagration…

 

 


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