Thomas Simonian
Thomas
Simonian

Climéphiles

La chaleur écrase les pavés des rues de Toulouse. Petit à petit, l’envie de se jeter dans une piscine devient irrésistible. Et pourtant, c’est la rentrée et le temps (mais surtout la piscine) manquent à l’appel. Pour survivre,  il existe une solution : un bol de pop-corn, un bon film, un siège douillet et surtout le petit air climatisé.

 

Arrivé dans la salle, on est tout de suite rafraîchi. Doucement mais sûrement, l’air vient se glisser au creux de notre nuque. Le film avance, les péripéties s’enchaînent. Puis, on se rappelle qu’on a choisi -chaleur oblige- de se chausser léger, lorsque l’air frais s’infiltre insidieusement entre nos orteils.

 

Ceux qui ont oublié la petite laine commencent à regretter le poids de la chaleur extérieure. Ceux qui sont venus en couple se blottissent l’un contre l’autre. Ceux qui sont venus en couple, mais qui se sont disputés sur le choix du film avant de rentrer et qui ne se sont plus reparlés depuis, s’en mordent les doigts.

Les râleurs l’expriment tout haut : « ils sont fous de mettre la climatisation si forte ». Les hypocondriaques l’assument pleinement : « demain j’ai un rhume c’est sûr ! Peut-être même une pneumonie! » Les débrouillards cherchent des solutions et s’enroulent dans des morceaux de leurs habits, histoire de se réchauffer.

 

Bref, toutes les lamentations des frileux ne tiennent qu’à un fil. Ou au film. S’il est bon, on ne parlera que ça à la sortie. Sinon, il faut espérer que le cinéma ait un bon avocat. La chaleur est écrasante. Mais les procès pour climatisation abusive risquent de pleuvoir.

 

Ariane Riou


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