Jean-christophe Nef
Jean-christophe
Nef
Quincaille culture a aimé

Cinéma : séances rattrapages…

Il devient bien difficile de ne pas « rater » un film intéressant mais qui ne bénéficie pas d’une médiatisation suffisante… Heureusement, DVD, VOD permettent de voir tranquillement ces films passés presque inaperçus. Aujourd’hui, je vous conseille trois films très différents : « L’homme Idéal », « Arthur Newman » et « Réalité ».

« L’homme Idéal » est un thriller français! La mise en scène est soignée et on ne s’ennuie pas une seconde à suivre les mésaventures de cet auteur manipulateur… Il faut dire que Pierre Niney est parfait dans ce rôle… Il joue à merveille les errements et les ambiguïtés de son personnage qui veut être reconnu en tant qu’auteur et qui va se trouver pris dans une spirale criminelle inéluctable. De film en film, Pierre Niney se révèle comme le futur grand acteur qu’il est peut-être déjà….

La réalisation est parfaite et ne cache pas ses références, Alfred Hitchock en premier mais aussi “Plein Soleil” de René Clément ou Chabrol.

Vous l’aurez compris, le héros n’est donc vraiment pas “l’homme idéal” promis par le titre, mais juste l’image qu’il aimerait donner de lui-même.

« Arthur Newman » nous raconte la rencontre de deux personnages qui n’auraient jamais dû se rencontrer… La réalisation et les acteurs font la réussite de ce film. Colin Firth, égal à lui-même, est parfait dans le rôle de ce bourgeois perdu dans sa vie… Emily Blunt est méconnaissable et elle aussi très juste en junkie égarée…

« Le héros n’est pas “l’homme idéal” promis par le titre »

Car c’est cela qui fait le charme de ce film : le road-movie des deux protagonistes de la Floride à l’Indiana… De chambre de motel en diner vieillissant, ils traversent une partie des Etats-Unis avec poésie et beaucoup de charme…

« Réalité » est un film très particulier! Lorsqu’il se termine, on n’est pas trop sûr de ce que l’on vient de voir… Difficile donc d’en faire un résumé qui pourrait rendre l’atmosphère et les délires de ce film… Tout commence par quatre histoires qui s’entremêlent dont la principale concerne Jason (Alain Chabat), cadreur de plateau télé qui rêve de réaliser son premier film d’horreur.

Mais tout cela se mélange et atteint un degré de non-sens rarement atteint… L’histoire  du cadreur sombre dans le délire le plus complet… Pour réaliser son film il rencontre un producteur (hallucinant Jonathan Lambert) intéressé par son projet, mais celui-ci fixe une condition à sa participation : Jason devra trouver, en 48 heures, le meilleur gémissement jamais enregistré…

Toute la logique du film n’est-elle pas contenue dans cette réplique de Jason : « Kubrick, mes couilles » ?

 

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