Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Chômage quand tu nous tiens…

Une de mes précédentes chroniques expliquait qu’il était « facile de faire baisser les chiffres du chômage ». Un an avant la présidentielle, l’armada à statistiques mouline : il est annoncé un plan de formation pour 500 000 chômeurs au lieu des 250 000 en début de mandat. Dans le cas où vous n’auriez pas suivi, ce plan est « souhaité par le chef de l’État ». Ce que le roi veut se réalisera… avec l’argent des autres ! Aussi, en quelques lignes, voyons pourquoi cet énième plan sera un échec de plus.

500 000 chômeurs en formation, c’est :

-          Autant de chômeurs qui passent de la catégorie A (le chiffre officiel) en catégorie D… le temps de la formation. Miracle des statistiques ! Dommage, aucune ne dit ce qu’il advient des chômeurs formés. Pourtant depuis le début du mandat présidentiel, plus de 35 000 chômeurs ont augmenté cette catégorie D de manière récurrente ! Si la formation des chômeurs telle qu’elle se pratique était performante, cela se saurait. Plus facile d’être magicien qu’entrepreneur. Car le carriériste politique envoie toujours du rêve dans l’euphorie du moment, sans vivre le quotidien des mortels. Pourvu qu’une majorité de naïfs gobent ses mensonges par omission pour conduire à sa réélection.

« La formation professionnelle est une affaire d’entreprises, pas une affaire politique ! »

-          C’est grosso modo doubler l’effort actuel (4 milliards €) réalisé en faveur de la formation des chômeurs. Mais l’annonce indique seulement 1 milliard de plus ! Pour qu’un plan de formation soit efficace, il doit s’adapter aux emplois à pourvoir qui sont surtout qualifiés. Vu le retard et l’écart existant entre la formation de base des chômeurs et le niveau de compétences nécessaire à ce type d’emplois, on peut douter de la capacité du système en décomposition à sortir les individus de la “boîte à chômage”. Le chômage de masse en France, c’est le naufrage d’un État forçant à la sordide “égalité sociale”. La population est tenue au stade moyen de la médiocrité au lieu d’être constamment tirée vers le haut par la motivation.

L’unique façon de créer de l’emploi avec les chômeurs, c’est de laisser faire les entreprises au lieu de piller leurs caisses pour des lendemains sans issue. 5 milliards d’aides pour la formation des chômeurs, c’est autant en moins dans les comptes des entreprises. N’oublions pas l’argent des prélèvements sociaux obligatoires qui finance le non-travail au lieu d’aller à l’investissement productif et à la consommation, seuls vecteurs d’emplois. La formation professionnelle est une affaire d’entreprises s’adaptant au marché, pas une affaire politique !

 

 


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