Jean-christophe Nef
Jean-christophe
Nef
Quincaille culture a aimé

Chappie en dit beaucoup sur nous

Chappie est un robot mais pas n’importe quel robot ! Neill Blomkamp nous raconte son histoire dans ce film de science-fiction de très bonne facture ! Ce réalisateur, originaire d’Afrique du Sud, n’est pas un inconnu puisque ses deux premiers longs-métrages ont déjà recueilli un succès public et critique : District 9 et Elysium. Ces deux films étaient déjà des films de science-fiction et dans Chappie on retrouve les influences et les obsessions de Blomkamp. Chappie se rapproche de District 9 car il est situé, comme celui-ci, en Afrique du Sud. Le réalisateur en profite pour décrire une société en complète déliquescence où la violence et l’insécurité ont envahi les villes… Des parkings, des usines, des entrepôts sont squattés par des bandes de hors-la-loi qui en font des noyaux de résistance à l’autorité. Le scénario est bien écrit et plein de surprises, surtout à la fin du film :

Chappie est un « enfant » incroyablement doué, un véritable prodige. Comme tous les enfants, Chappie va subir l’influence de son entourage, parfois en bien, parfois en mal. Pour trouver sa place dans le monde, il va devoir se fier à son instinct, à son cœur et à son âme… Mais Chappie est différent, car il est un robot. Cependant, il est le premier de son genre capable de penser et d’avoir des sentiments par lui-même. Cette faculté est considérée comme dangereuse par certaines personnes qui voudront le détruire. C’est un défi que Chappie va relever en faisant tout pour montrer qu’il mérite sa place dans le monde.

« L’intelligence artificielle qui éliminerait l’homme »

Chappie est un véritable film d’actions mais Blomkamp y glisse une réflexion “philosophique” sur l’intelligence artificielle et son rapport à son créateur. Il perpétue une tradition vivace dans le cinéma allant de Blade Runner à I Robot en passant par AI (de Spielberg). Il s’inscrit également dans le débat qu’avaient engendré les déclarations de Stephen Hawking (célèbre astrophysicien britannique) : “Les formes primitives d’intelligence artificielle dont nous disposons déjà se sont montrées très utiles. Mais je pense que le développement d’une intelligence artificielle autonome pourrait signer la fin de l’humanité”. Le problème est bien l’autonomie à laquelle pourrait accéder l’intelligence artificielle qui éliminerait l’homme de la course au progrès. “Une fois que les hommes auraient développé l’intelligence artificielle, celle-ci décollerait seule, et se redéfinirait de plus en plus vite.” Laissant de fait les humains sur le carreau. Selon lui, ces derniers, “limités par une lente évolution biologique, ne pourraient pas rivaliser et seraient dépassés”.

Un bon film de science-fiction que je vous recommande !                   

 


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