Nicolas Lafforgue
Nicolas
Lafforgue
Ma semaine précaire

Chansons douces et blasphématoires.

Nef partant en vacances, je le remplace pendant quelques semaines. C’est plutôt bien, vu que je vais pouvoir parler de musique, de littérature et de cinéma et que je vais essayer de valoriser le local comme disent les éleveurs de canards. Je vais parler de Toulousains méconnus et pourtant extrêmement talentueux. Comme quoi être méconnu et talentueux ça peut aller ensemble, c’est même souvent une condition. Du coup je lâche ma chronique politico-culturelle pendant quelques temps, histoire de me ressourcer, de me recharger en questionnement et, vu la situation actuelle, franchement, me recharger ça devrait pas prendre des plombes.

Pour inaugurer cette petite chronique culture je vais parler d’une bande de gens qui agitent Toulouse depuis quelques temps. Ils sortent bientôt leur nouvel opus et il s’annonce très lourd, je parle ici de « Sound Sweet Sound ». Leur nouveau six titres s’appellera « Sinner Songs on Movie Scenes » et vu qu’ils sortent tout juste d’une résidence au Metronum, la très belle scène toulousaine, je ne peux que vous conseiller de vous intéresser à eux. Leur musique : du rock psyché. Et moi, le psyché, normalement, ça me lourde. Mais du genre bien comme il faut. Mais eux, ils arrivent à sortir du cadre, à proposer un univers autour de leur chanteuse, de leur très grande chanteuse, et quand un groupe propose un univers il a fait les trois quarts du chemin.

« Prendre le risque de ne pas en sortir indemne »

Ecouter « Sound Sweet Sound » c’est prendre le risque de ne pas en sortir indemne, de se laisser happer par une musique lente, puissante, habitée, une musique qui explose les cadres imposés actuellement par les médias de masse, une musique qui ne copie pas et qui nous entraine bien au-delà de leurs influences. Le six titres sort chez Dead bees records, il a été masterisé par un type qui a masterisé Blur, Gorillaz et les Dandy Warhols. Rien que ça. Et ils sont Toulousains. Rien que ça. Ils seront en concert au Metronum le 26 septembre et les voir sur scène est une vraie expérience. Au vu des premières images de leur nouveau spectacle, cela s’annonce au-delà du réel. Alors intéressez-vous à votre scène locale, toute la France nous l’envie. Les productions locales sont écoutées avec attention par ceux qui se font appeler pompeusement « professionnels du secteur musical », et quand eux commencent à s’y intéresser, vu qu’ils ont toujours deux trains de retard, c’est que cette scène est aujourd’hui bouillonnante voire plus. Alors tendez l’oreille, vous verrez, ça fait du bien.


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