Stéphane Baumont
Stéphane
Baumont
Le Politique Show

Changements de tactique

Au-delà de la catastrophe des Alpes-Maritimes et du lourd bilan de ces inondations (plus de 15 morts) ; de la crise à Air France où le rempart de l’Etat ne semble pas suffire ; de l’échange “franc” et “frais” entre Hollande et Poutine qui restent sur leurs positions dans la crise en Syrie sur fond de « Qui bombarde qui ? » ou « Qui bombarde quoi ? » ; au-delà de la surprise de la Coupe du monde de rugby qui a vu l’Angleterre, organisatrice, éliminée par l’un de ses anciens dominions, l’Australie ; la vie politique française s’installe dans une atmosphère de campagne pour les primaires certes mais surtout pour les présidentielles, confirmant ainsi l’intérêt de l’électorat moins pour une énième réforme des Institutions mais pour l’élection du Chef de l’Etat au suffrage universel direct. Et pourtant ce mode de scrutin peut susciter des surprises au moment où le FN se déchaîne contre les réfugiés et la « submersion migratoire » : le FN a en effet choisi de consacrer sa campagne des régionales à la crise des réfugiés et à la menace du « terrorisme islamiste ». « Calais est une ville assiégée » assure Marine Le Pen. Changement de tactique pour le FN qui souhaitait, à l’origine, mener campagne sur « les oubliés » de la réforme territoriale, avant de changer de stratégie du fait de la crise syrienne.

« L’intuition de J.C. Cambadélis pour “sauver la gauche” »

Ainsi le FN renoue avec les fondamentaux de son fondateur, Jean-Marie Le Pen, au moment même où Marine Le Pen décide d’évincer son père. Dans le même temps Nadine Morano, suite à des propos peu compatibles avec l’appellation du parti politique dont elle fait, pour le moment, encore partie, est invalidée pour les régionales. Et la gauche, selon “L’Opinion”, s’en remet à l’intuition de J.C. Cambadélis pour “sauver la gauche” : refonte du PS dans une nouvelle alliance qui ressemble à la FGDS des années 65, lancement d’un appel de 100 personnalités début 2016, transformer un processus de décomposition en départ de la recomposition, inventer une « grande force réformiste, écologiste et européenne », appel de cette nouvelle alliance pour faire oublier que le quinquennat après les législatives de 2012 n’a connu aucune victoire électorale, création dans chaque département et chaque canton des “collectifs” qui constituent “l’alliance populaire”. En un mot, le projet de Cambadélis est d’aboutir à un “nouvel Epinay” dont le Mitterrand serait François Hollande. Mais le tour de “passe-passe” n’est pas aisément réalisable car le PS aura du mal à remporter les élections régionales. Décidément nous sommes en pleine campagne électorale !

 

 

 


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