Brice Christen
Brice
Christen
Le cynisme aggravé

Cette semaine encore il ne s’est pas passé grand-chose. Il a fallu inventer.

Le 25 juillet restera dans les mémoires collectives comme celle de l’horreur puisque s’est déroulé en plein Paris un attentant d’une rare violence, obligeant toutes les chaines du pays à interrompre leurs programmes. Même Equidia qui diffusait un film érotique chevalin a dû se résoudre à diffuser l’indiffusable.

Il était 9h12 dans la capitale lorsque notre Président est attaqué physiquement par un pigeon kamikaze sans peur et sans reproche. On savait les pigeons de la capitale dangereux voire impolis mais pas aussi agressifs. Alors qu’il sort sur le perron de l’Elysée, François Hollande reçoit sur sa manche droite (celle qui est souvent trop courte) une chiasse de pigeon couleur verte-pomme. On savait le chef de l’Etat malchanceux face aux éléments comme l’eau et la foudre, désormais ce sont les animaux qui semblent se liguer contre lui.

« Le GIGN parvient à immobiliser le suspect »

Très vite la résistance s’organise, le président mobilise tous les services secrets et le contre-espionnage pour retrouver au plus vite ce terroriste. On apprend rapidement que le pigeon est connu des services de police et n’en serait pas à son coup d’essai puisqu’il aurait chié sur des gens de la manif pour tous en 2013. Selon nos informations, ce dernier aurait également volé plusieurs fois vers la Syrie où il aurait appris le maniement des armes chimiques à l’aide de l’anus.

A 12h le Président organise une conférence de presse dans laquelle il condamne cet acte avec la plus grande fermeté et demande le soutien des alliés de l’Europe ainsi que toute la coopération militaire et stratégique de l’Allemagne. La chancelière accepte mais dans l’heure qui suit on assiste à des manifestations d’amicales d’anciens nazis à Berlin qui protestent contre cette aide militaire. Très vite la situation dégénère, le cortège des manifestants anti-français rencontre celui des nostalgiques de l’URSS et la situation devient vite incontrôlable. On dénombre alors dans la capitale allemande seize morts, dont huit dans un état grave.

Après l’avoir repéré, le GIGN parvient à immobiliser le suspect qui restera malgré tout silencieux pendant la garde à vue et ne reconnaitra pas les faits. Le lendemain, François Hollande se félicitera de la réussite de ses services et décrètera devoir, bien malgré lui, augmenter les impôts afin de payer la note de pressing pour nettoyer la tâche sur sa manche droite.


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