Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Cette exceptionnelle France asociale !

Ah, cette prétendue “exception française” mise à toutes les sauces! Comme si le Français se distinguait de tout autre. Une forme de supériorité inadmissible qui ne résiste d’ailleurs pas à la confrontation avec la réalité. Mais s’il existe une exception bien française, c’est le règne de la terreur dans les rapports humains en totale contradiction avec la devise “liberté, égalité, fraternité”.

Faire grève serait un droit constitutionnel. Il parait que c’est écrit dans un texte. Mais la pratique de la grève est loin d’être en accord avec les textes. La grève réalisée par certains syndicats de ce pays est de nature insurrectionnelle : la grève ne s’exerce pas individuellement à l’encontre de son entreprise mais collectivement contre le peuple français.

Car la devise susnommée est dans le Droit au-dessus des institutions et le droit d’être libre se place avant tout autre pseudo-droit. La grève est illégitime, et donc a fortiori illégale, lorsqu’elle déborde le cadre de la cessation de travail suite à un abus de droit au sein de l’entreprise. Les agissements de ces syndicats sont contraires à la cohésion sociale dont ils se disent porteurs. C’est révélateur que tout collectivisme bafoue les droits individuels, et leur façon de faire la grève en est la traduction. Finalement, le terrorisme n’est pas que d’essence religieuse.

« Ils préféreront détruire l’économie que d’avouer leur corruption. »

Derrière cette violence se cache la véritable utopie économique syndicale relayée par l’hypocrisie des politiciens. Au lieu de se contenter de garantir l’égalité des quatre droits d’être, les gouvernements successifs depuis plus d’un siècle s’évertuent à égaliser les conditions matérielles des salariés en réponse à la pression syndicale. Au nom de leur chimérique volonté de réduction des inégalités. Évidemment, le succès de leur croisade nous saute aux yeux : les inégalités ont disparu de France !

La vraie ironie de l’histoire, c’est que ces syndicalistes voient dans le marché libre, une dictature du capitalisme, oubliant qu’ils veulent imposer une dictature prolétaire. Pendant combien de temps devrons-nous encore subir ces lubies d’un autre temps ?

Par refus ou ignorance crasse des mécanismes économiques, leurs syndicats, avec la complicité des politiciens, ont mis en place de vrais privilèges pour eux-mêmes, sur le dos de ceux qu’ils revendiquent défendre. Loin de rejeter dans leurs actes le monstre “capitalisme”, ils se sont accaparés d’un pouvoir sans foi ni loi. Ils préféreront détruire l’économie que d’avouer leur corruption.

 

 


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