Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Capitaliste ? Ne pas se tromper de définition !

A chaque crise économique, le même refrain annonce la « fin du capitalisme ». Or, les seules fins constatées, ce sont celles des mécanismes collectivistes issus du socialisme, utopie qui repose sournoisement sur le sentiment d’inégalité au lieu de se fonder sur l’égalité des droits naturels.

Aux nombreuses définitions données sur le capitalisme, tombons d’accord sur le fait que le « capitalisme est le système économique qui permet la liberté d’échange économique par la production à base de capitaux privés ».

Ainsi le capitalisme s’inscrit dans la nature profonde de l’humanité, si tant est que la politique soit à sa juste place : garantir les droits, dont la liberté et la propriété. Ce qui, vous en conviendrez, est aujourd’hui très loin d’être le cas … et n’a d’ailleurs jamais été. En intervenant dans l’économie, toute idéologie finit toujours en une monstruosité collectiviste au pouvoir insaisissable. Le capitalisme, par essence pacifique, n’a pas grand-chose à voir avec un quelconque système de coercition. Il est le constat d’un processus d’accroissement naturel et libre des richesses.

« L’objectif est de retirer le profit maximal dans un minimum de temps »

Apprécions ce qu’est un capitaliste. On peut en avoir la vision caricaturale « du gros richou fumant un cigare et exploitant des esclaves ». Mais distinguons déjà ce que nous appelons un « patron ». Un patron-capitaliste est un entrepreneur, celui qui engage son propre capital dans un projet auquel il croit. Il peut partager sa conviction avec d’autres par contrats libres et volontaires. S’il gagne, il gagne avec ses partenaires. S’il perd, il perd avec ses partenaires. Le risque, c’est d’abord lui qui doit le prendre.

Ceux que le public voit partir avec des sommes mirobolantes, sont en réalité des patrons-salariés, ou plutôt des mercenaires-salariés qui se cooptent entre eux. Rien à voir avec le capitalisme. Cela relève de la prédation d’entreprises. Ces pseudo-patrons se sont organisés en cartel où l’objectif est de retirer le profit maximal dans un minimum de temps, quitte à sacrifier le capital. Entre le comportement de ces « faux-vrais patrons » et la connivence bien huilée avec le système politique, nous assistons en réalité à l’insuffisance de capitalisme et à l’accroissement de l’interventionnisme politique, c’est-à-dire du socialisme.

« Quand le pillage devient un moyen d’existence pour un groupe d’hommes qui vit au sein de la société, ce groupe finit par créer pour lui-même tout un système juridique qui autorise le pillage et un code moral qui le glorifie. » Frédéric Bastiat (1801-1850).

 

 


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