DorianDreuil
Dorian
DREUIL
Conseil d'administration Action contre la faim. Délégué à la vie associative.

Cap ou pas COP21 ?

Le plaidoyer #osons de Nicolas Hulot est sans appel : « S’engager pour la planète constitue la seule modernité ». C’est toute la force de Nicolas Hulot et de sa Fondation pour la Nature et l’Homme ; provoquer l’action d’une génération qui a grandi dans la sensibilisation à la protection de l’environnement ces vingt dernières années. Il rappelle ainsi qu’il est des rendez-vous où l’humanité fait face à son destin et écrit l’Histoire ; la Conférence sur les changements climatiques de Paris est de ceux-la. À moins de deux semaines du début de la conférence, la Semaine de la solidarité internationale (du 14 au 22 novembre), braque les projecteurs sur les acteurs de l’ombre de l’humanitaire et la préservation de l’environnement. Un objectif, mettre en lumière celles et ceux qui osent penser à un monde meilleur, qui osent se battre pour une cause qui dépasse les intérêts de chacun, pour le bien de tous.

Les enjeux du dérèglement climatique sont nombreux, tels que la sauvegarde de la biodiversité ou l’acidification des océans,  mais il est aussi susceptible d’aggraver les plaies déjà existantes de notre monde. C’est le cas de la sous-nutrition et des crises humanitaires. Si nous maintenons nos émissions mondiales de gaz à effet de serre au niveau actuel, ce sont 600 millions de personnes supplémentaires qui seront en situation d’insécurité alimentaire d’ici 2080. Si nous ne limitons pas le réchauffement à moins de 1,5 degrés nous ferons face à l’aggravation de catastrophes naturelles, des épisodes de sécheresse chronique de plus en plus forte en Afrique et des typhons de plus en plus violents en Asie.

« Le monde aura les yeux tournés sur Paris »

Alors que les négociateurs sont à l’œuvre d’un travail diplomatique considérable, les ONG proposent de solutions concrètes comme la promotion du modèle agro-écologique, l’accès à l’eau en quantité et qualité suffisantes pour tous sur la durée ou le renforcement des capacités de résilience des communautés les plus vulnérables. L’enjeu est capital, alors que le nombre d’affamés recule depuis les années 90, l’ombre d’un échec du rendez-vous de Paris jette l’opprobre sur les oubliés de la faim. C’est un paradoxe intolérable, que ceux qui contribuent le moins au réchauffement de la planète sont ceux qui en souffrent le plus.

Emmenée par la Coalition Climat 21, la mobilisation citoyenne peut faire la différence notamment en accentuant la pression sur les chefs d’Etats et de gouvernements. L’action et la mobilisation sont désormais les seules armes pour appeler les hommes et femmes politiques à faire preuve du courage politique nécessaire pour changer le cours des choses. Le 29 novembre, partout dans le monde et partout en France, que ce soit à New-York, à Toulouse, à Paris ou à Sydney, la marche mondiale pour le climat donnera le ton de l’ouverture de cette conférence.

Du 30 novembre au 11 décembre, le monde aura les yeux tournés sur Paris, sur la conférence de la dernière chance. La COP21 doit être le théâtre d’une mobilisation qui ne connaît ni de frontières ni de barrières et qui n’a qu’un adversaire : le réchauffement de la planète. À nous de faire de ce rendez-vous, un moment fondateur dans l’éveil des consciences, d’un monde citoyen plus que jamais déterminé à changer son destin.

 

 

 


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