Thomas Simonian
Thomas
Simonian

Brignoles, avertissement !

Cela fait de longs mois déjà que l’ascension de Marine Le Pen se dessine telle l’irrésistible. La bête politique est le plus souvent silencieuse… Surfant avec délectation sur la vague crise. Quand elle éructe, c’est juste pour rappeler son côté hâbleuse, souvent cousin germain du populisme. Pourtant il y a dans cette personnalité une face stratège à ne jamais négliger. Dernier épisode en date : La figure de proue du Front National réfute le qualificatif d’extrême droite, et a menacé de dépôt de plainte toute personne qui utiliserait dans l’avenir un tel adjectif… Comme pour mieux installer son parti dans le paysage politique traditionnel, mais surtout pour réussir un coup de com’ parfaitement maîtrisé. La sensation m’habite que nombre de mes confrères sont « tombés dans le panneau », ou que la volonté de vendre de l’information a pris le dessus sur l’analyse froide de la chronique d’une toile d’araignée racée et croissante. La bulle médiatique a donc relayé le piège Bleu Marine. Toutes les dernières élections partielles l’avaient déjà illustré… Le FN progresse et se retrouve quasi systématiquement au deuxième tour. Bis repetita le week-end dernier à Brignoles (Var), cantonale partielle qui a vu le candidat FN dépasser les 40%… Un score à relativiser tout de même car en fait le premier parti de ce canton reste l’abstention. Pour faire simple, cette élection montre avant tout que les électeurs souffrent dans leur quotidien et qu’ils rejettent majoritairement la classe politique dominante… Que l’on s’abstienne ou que l’on vote FN, le symbole est quasi identique. Le vote sanction n’est jamais éloigné. Mesurons donc les analyses à venir… La montée de Marine ne doit pas forcément faire peur ; elle doit nous ouvrir les portes de la réflexion. La caste politique doit se remettre en question, et envisager une nouvelle relation avec nous… Aujourd’hui elle ne l’a toujours pas fait et en paie les pots cassés. Il est encore temps… Mais pour combien de temps encore ? Le politique est avant tout là pour agir, et donc répondre aux questions posées par le citoyen, et aujourd’hui relayées avec une provocation efficace par le FN. Elus ne vous cachez donc plus car attendre est risquer notre avenir ! « Ce n’est pas le temps qui manque, c’est nous qui lui manquons » avait lancé Paul Claudel. A méditer, non ? Faites passer le message.

Thomas Simonian


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