Brice Christen
Brice
Christen
Le cynisme aggravé

Boycott de bœuf

L’Histoire nous a souvent prouvé que les absents ont toujours tort, cela semble une nouvelle fois se confirmer. L’adage est d’autant plus vrai lorsque cet absentéisme est le résultat d’un appel au boycott. En effet, alors que notre journal organisait, le 12 février dernier, une soirée pour mettre à l’honneur plusieurs Toulousains élus par le public, toute l’équipe municipale a préféré bouder cette soirée, la consigne ayant été donnée de ne pas s’y rendre. Bon, dans un sens, ça nous arrangeait un peu. La scène où étaient remis les trophées n’était pas assez grande pour accueillir tous leurs egos.

 

Le XXe siècle fut d’ailleurs témoin de nombreux boycotts : celui des Américains aux Jeux Olympiques de Moscou en 1980. Celui d’Anne Roumanoff, qui a boycotté toute forme d’humour. Et donc un boycott du nouveau genre : celui du refus d’une soirée conviviale pour honorer plusieurs citoyens. Notre maire n’a donc pas voulu (ou pas pu, LOL) se rendre à cette soirée qui honorait pourtant son adjointe. Peut-être se serait-il plus facilement rendu sur notre tapis rouge s’il avait été vainqueur, lui qui aime tant écrire son nom en gros sur les affiches, que ce soit pour féliciter un prix Nobel ou un Goncourt, comme si la récompense était aussi un peu la sienne. L’Histoire ne le saura jamais et c’est bien dommage. Il y a un peu plus d’un mois, tous nos hommes politiques étaient Charlie jusqu’à l’os, jurant de protéger la liberté d’expression et de la presse jusque dans les moindres recoins du Périgord, tout cela fut bien éphémère. Ont repris de plus belle les petits jeux politiques que le peuple déteste et que ses acteurs adorent. Alors non, nous ne sommes pas un journal qui écrit sous la dictée d’un élu et nous aimons penser que le citoyen détient encore une part de pouvoir et de souveraineté (et en plus on ne fait pas de fautes d’orthographe).

 

« Nous ne sommes pas un journal qui écrit sous la dictée d’un élu. »

 

Saluons néanmoins le travail de la mairie qui a publié la semaine passée sa revue bimestrielle, sur laquelle on pouvait voir quatre braves policiers avec un sourire Freedent pour rassurer nos concitoyens sur notre sécurité. Un dossier brillant sur les nouvelles mesures de sécurité qui vont rapidement voir le jour dans notre ville, on regrettera simplement l’absence de chiffres et de coût de ces mesures. En douze pages, peut-être n’y avait-il pas la place ou peut-être est-ce un oubli malencontreux ? La presse de la mairie, c’est comme la carte d’un grand restaurant : il n’y en a qu’un qui voit les prix et l’autre subit sans qu’on lui demande son avis.

Pendant ce temps samedi dernier, sont revenus dans les rues de Toulouse quelques manifestants gauchistes aux cheveux sales et à l’hygiène douteuse. Pourquoi ? On l’ignore. Peut-être trouvait-ils cela amusant de faire un 637rassemblement qui attire les casseurs et dérange tout le monde, surtout les commerçants. Certains manifestaient contre la violence policière et s’insurgeaient que les forces de l’ordre fassent leur travail face à des individus qui jettent des fumigènes et défoncent des vitres à coups de marteau. La semaine prochaine auront lieu deux nouveaux rassemblements : le premier protestera contre la pluie qui mouille en hiver et le second contre les propriétaires de Twingo qui se garent en épi.  On a hâte !

 

 


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