Jean-christophe Nef
Jean-christophe
Nef
Quincaille culture a aimé

Blur et Cabrel : retours contrastés

 

Le printemps est là… et les hirondelles sont de retour… Et avec elles arrivent les nouveautés discographiques… Deux retours, cette semaine, deux retours après des années d’absence pour un bonheur inégal ! Un nouveau disque de Francis Cabrel c’est toujours une très bonne nouvelle. Surtout après  sept ans de silence ! Cabrel a donc concocté un nouvel opus qui s’intitule “In Extremis”, tout un programme… Et, il faut bien l’avouer, c’est une réussite totale ! On retrouve immédiatement le “style” Cabrel, de la folk, du blues, difficile à catégoriser mais tellement jubilatoire à écouter. Alors, les grincheux diront qu’il n’évolue pas, que ces chansons se ressemblent depuis des années, des décennies même… Oui, et non, car si on retrouve ici la musique de Cabrel, la musique des mots et des notes, c’est une vraie satisfaction de retrouver un artiste qui, tout simplement, travaille dans la qualité… Et puis, il y a même une incursion vers la musique africaine dans “Mandela pendant ce temps”…  Si le thème récurrent de l’album est le temps qui file (magnifique “Partis pour Rester”) il comporte aussi des chansons plus “engagées” sans le sens où il traite de sujets de société d’actualité, mais pas dans le sens politique… Mandela, l’écologie, l’Afrique; la politique se retrouve dans plusieurs chansons. Loin du brouhaha médiatique, loin des vacuités télévisuelles, Francis Cabrel travaille en artiste et en artisan. Ses disques ne sont pas des produits marketing mais le fruit du travail d’un véritable auteur-compositeur… Humaniste et fraternel, ce ne sont pas des qualificatifs si fréquents en ces temps sombres…

« Loin du brouhaha médiatique »

Voilà donc le retour de Blur après douze ans d’absence ! Dans le concert de louanges et de promos tous azimuts, j’ai presque honte à ne pas crier avec la meute… Il faut dire que je n’ai jamais été un grand fan de Blur, encore moins au temps lointain où la chronique enregistrait jour après jour leur vrai/fausse rivalité avec Oasis… Pour moi, c’était de la pop molle à cette époque-là… Et Damon Albarn, le leader de Blur, ne s’est vraiment révélé que dans ses projets postérieurs (Gorillaz, en solo…). Et aujourd’hui ce nouvel album c’est toujours… de la pop molle… Réalisé avec des bouts d’enregistrement (faits à Hong Kong), cette réalisation sent la commande d’un producteur et le coup marketing pour les (anciens) fans du groupe… Coup marketing bien réalisé, bien monté et qui marche… Après avoir écouté ce disque, on ne ressent aucune émotion particulière, juste comme quand on a écouté de la musique dans l’ascenseur !  Pas de tube potentiel, pas de plage marquante, rien !! Alors, si vous voulez écouter du “bon” Damon Albarn, écoutez un vieux Gorillaz…

 

 

 


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.