Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Avec le théâtre, les subventions se déguisent !

En Europe, attirer les grandes entreprises internationales consiste à offrir une fiscalité faible. Les élus français, qui détestent le libre-échange, dénoncent fallacieusement de telles pratiques, allant jusqu’à parler de dumping fiscal. Illégitime ? Non, la fiscalité n’a rien de naturel, l’échange oui ! Et pourquoi une entreprise paierait plus cher ce qu’elle peut obtenir mieux sans subir un racket fiscal  qui augmente ses coûts ? À Tournefeuille, les dirigeants politiques ont remplacé économie par culture et la comptabilité communale, c’est deux colonnes « dépenses ». Les élus sautent ainsi sur tout ce qui bouge au plan culturel. Maîtres dans l’art d’obtenir et de distribuer des subventions sans en avoir l’air, les tartuffes locaux paraphrasent la citation de Molière « Couvrez ce sein que l’on ne saurait voir. Par de pareils objets les âmes sont blessées. Et cela fait venir de coupables pensées » en substituant « ce sein » par « cette subvention ». Remarquez que dans les deux cas, il s’agit de nourrir… l’imagination !

 

« Le système politique fonctionne comme une essoreuse de l’économie »

La dernière déraison concerne une troupe de théâtre toulousaine en mal d’un lieu de répétitions. Et hop, l’armada à subventions est lancée : la ville offre, sous forme d’un bail de 99 ans, un terrain (1 500 m2) et garantira un emprunt pour la construction. Le conseil départemental est déjà d’accord pour 180 000 € et le conseil régional est sollicité. Les Domaines ont estimé la redevance annuelle à 10 200 €. Et pour l’exception culturelle, un politicien français dépense sans compter ! Grâce à une délibération, cette redevance est réduite à la valeur symbolique de 1 000 €/an sans possibilité ultérieure de modification pendant un siècle. La sincérité des opérations comptables consistent en deux écritures : 10 200 € pour la redevance et 9 200 € pour l’écriture de la subvention afin d’arriver à une redevance réellement payée de 1 000 € ! Mais ici, nous sommes en Socialie : il n’y a qu’une seule ligne ! Généreux cadeau !

Revenons à la raison. À l’instar des mafias qui blanchissent de l’argent pour leur propre compte sans s’embarrasser de règles comptables, le système politique fonctionne comme une essoreuse de l’économie. Il alimente tout un système clientéliste qui parasite l’économie, contraire au principe de transparence. Si par l’action politique, nous voyons que cette troupe de théâtre pourra répéter dans son bâtiment, nous ne verrons pas les emplois détruits à cause de ces absurdes redistributions non valorisées. Les autres pays européens attirent des entreprises pour le bien-être de leurs habitants. Ici, les élus communistes, pardon communaux, par des dépenses masquées, violent impunément la liberté du travail et volent la propriété. Mais ailleurs, la culture réussit tout en respectant les droits naturels sans constructivisme politique.

 


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