Philippe Bapt
Philippe
Bapt
Quelque part au fond à gauche...

Autre temps autre moeurs

The greatest s’en est allé à 74 ans. Mohamed Ali, illustre témoin de la seconde moitié du XXème siècle, nous a quittés. Cet homme noir craint comme la foudre sur un ring avait des convictions. Du genre émancipatrices, politiques. Son refus d’incorporation et d’envoi à la guerre du Vietnam lui vaudra le retrait de ses titres et médailles pendant quasiment 4 ans. Il avait déclaré je traduis: “Aucun vietkong ne m’a traité de nègre”. Car oui Ali l’éternel grand boxeur champion du monde a vécu le début de sa carrière sous le joug du racisme dans une Amérique coupée en deux: les blancs d’un côté, les noirs de l’autre. Descendant d’esclave, ses punchlines comme on dit aujourd’hui faisaient fureur et avaient pour but de présenter un champion noir et fier. Son parcours a cela de spécial qu’il exista sur et hors de ce fameux ring jusqu’à ces derniers jours. C’est un bien malheureux concours de circonstances qui me fait rapprocher l’attitude d’un champion du monde courageux sportivement et homme de valeurs et un footballeur français qui se dit victime de racisme au sujet de sa non-sélection lors de son interview Benzexit: va-t-on le voir notre grand gone se rebeller pour faire évoluer la situation dont il se dit victime? Ou est-il justement ce que le député Olivier Falorni a décrit ainsi:” on en a marre de la pleureuse en Ferrari”?… A bientôt trente ans, le plus grand avait déjà porté son aura hors du champ du sport, lui.

Pour revenir à la politique, comment supporter encore ce bras de fer marketing qu’impose la CGT à l’ensemble de la société? Oui je suis de gauche et non je ne suis pas briseur de grève!

Ne se mobiliser que les yeux rivés sur les sondages d’opinion et prendre en otage la presse, les gares donc la population pour se refaire la cerise face à un effondrement de sa mainmise et de ses adhésions n’a rien de glorieux sur le fond.

Ces jours et mois à venir seront très importants pour confronter diverses visions de notre pays

Des politiciens, on ne s’attendrait pas à mieux.

D’ailleurs ce sont les champions du billard à trois bandes bien loin de l’intérêt général qu’ils sont censés servir.

Un proche me glissait qu’aujourd’hui nous n’avons plus d’hommes ou de femmes d’État. Ce ne sont plus que des professionnels donc plus tacticiens que responsables. Et donc coupables de jeter le pays dans le chaos social. Effectivement si l’on revient à l’emploi de l’article 49.3, les frondeurs ne voulaient pas voter cette loi, certes, mais l’opposition s’est bornée à ne plus reconnaître l’utilité de cette réforme économique. Jeu classique d’accord, mais au final notre pays qui redresse un peu la tête se retrouve plongé dans le noir.

Si la gauche avait réfléchi ainsi en 1974, la loi de Simone Veil ne serait jamais passée. Ses propres rangs la traitant de “salope” ou à travers des évocations des fours crématoires ou encore du IIIe Reich (Simone Veil a été déportée à Auschwitz durant la Seconde Guerre mondiale), la gauche n’a elle pas sombré dans le seul calcul électoraliste!

Bref ces jours et mois à venir seront très importants pour confronter diverses visions de notre pays….à moins qu’il ne s’agisse encore que de placement produit (personnel) pour une durée de vie (politique) optimale….bref du marketing politique. Un a déjà dégainé sans sommation: Jean-Luc Mélenchon. Son autoproclamation en atteste. Il s’est mis tout seul en tête de gondole. Et oui….mais il faut bien qu’il ait les moyens de voyager en première classe !

 


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.