Patrick Aubin
Patrick
Aubin
Le contrepoint libéral

Augmentation des fonctionnaires : le syndrome grec !

Le gouvernement promet d’augmenter les fonctionnaires contre l’allongement de leur carrière. Existe-t-il là une contrepartie qui va assurer le rétablissement des comptes publics : être moins longtemps pensionné en disposant de son traitement plus longtemps ? La manœuvre électorale est habile mais budgétairement absurde…  Un fonctionnaire coûtera plus cher durant toute sa vie (carrière + retraite). Une nouvelle fois, le secteur privé sera mis à contribution pour éponger la gabegie. A contre-courant des anglo-saxons, les dirigeants français poursuivent leur aventure à la grecque.

Un revenu plus élevé, c’est mécaniquement une pension qui s’élève. Le nombre de fonctionnaires ne baissant pas, leur espérance de vie non plus, il n’existera pas d’économie. Nous assistons à du bricolage dogmatique. C’est au petit bonheur la chance sans réflexion. Or la seule cause réelle et sérieuse qui permet d’augmenter une personne au regard de son travail sans porter préjudice à un équilibre comptable est de la rémunérer sur les gains de productivité qu’elle réalise. Aussi ne nous étonnons pas que l’antagonisme public-privé grandisse et que ceux dont les revenus dépendent de l’argent public soient assimilés à des parasites.

« Pour augmenter les fonctionnaires, l’Etat peut-il démontrer l’existence de gains de productivité ? »

Pour augmenter les fonctionnaires, l’Etat peut-il démontrer l’existence de gains de productivité ? Non, au contraire ! Le syndrome grec se construit bien pas à pas en France : endettement excessif, déficit chronique et augmentation de la fiscalité. L’état doit refaire ses comptes avant de penser à augmenter ses agents. Sans étude approfondie, Pareto nous expliquerait que le poids des traitements et pensions sont le facteur principal à traiter en urgence… à la baisse, pas à la hausse. Ce sont les vrais responsables de la dette et des déficits.

C’est cette masse salariale excessive de la fonction publique qui a plongé la Grèce dans la faillite. Pour la France, il semble que ce ne soit pas grave : « on » s’illusionne à être plus riche. Politiquement, c’est le prochain président qui subira les conséquences de cette inconséquence. Que ce soit l’actuel locataire de l’Elysée qui n’a aucun sens des responsabilités ou un autre issu du sérail politique de l’extrême droite à l’extrême gauche, le maintien des privilèges des corporatismes sera le but poursuivi. Nous aurons alors, sur le plan budgétaire, la situation grecque et la descente aux enfers. Seule, une forte libéralisation visant à rétablir la garantie des droits naturels peut éteindre les privilèges dans un temps court et redresser la situation économique qui ne cesse de se dégrader. Car même la méthode Coué de ceux qui voient aujourd’hui une reprise économique ne marchera pas plus pour les Français qu’elle n’a fonctionné pour les Grecs.

 

 


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