Thomas Simonian
Thomas
Simonian

Animalement cinéma

Félins, primates, poissons, insectes… Loin des salaires mirobolants des acteurs à taille humaine, les animaux en tout genre sont souvent l’objet de grandes épopées cinématographiques. Du plus petit (les insectes dans Microcosmos) au plus grand (les baleines à bosse d’Océans), tous vivent derrière la caméra qu’ils ne soupçonnent même pas.

 

Aujourd’hui, c’est au tour d’Oscar et sa clique de chimpanzés d’incarner leur propre rôle, dans le dernier documentaire de Disney Nature, intitulé dans la simplicité Chimpanzés (voir critique ciné de la semaine). Différemment des documentaires Le peuple migrateur ou Océans, le quotidien des primates raconte une histoire, du prologue à l’épilogue. Presque un scénario imprévisible. L’écriture au fil des jours, les péripéties au fil des prises, comme Luc Jacquet avait pu le faire dans La marche de l’empereur.

 

A la spontanéité de l’intrigue s’ajoute souvent les aléas de tournage. Car dans un documentaire animalier, l’environnement n’a rien d’un studio. Les quatre éléments sont là, indomptables et puissants. Rien ne sert de lutter, il faut s’accommoder. Au cœur de la forêt tropicale africaine, l’équipe farfelue de Chimpanzés a combattu des hordes d’abeilles, évité les attaques d’araignées monumentales ou bravé les pluies diluviennes.

 

Sur grand écran, certaines apparitions animales sont bien plus préparées. A l’instar du fougueux Uggy, coqueluche canine du désormais mythique The Artist, de Michel Hazanavicius, ou des deux bébés tigres de l’excellent Deux frères, de Jean-Jacques Annaud, les animaux sont dressés en vraies stars du 7e Art. Uggy a même reçu un Oscar l’année dernière. Une statuette dorée entre les doigts potelés du petit Oscar de Chimpanzés cette année, ça changerait la donne !

 

Ariane Riou


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